MUSICIEN : PORTRAIT D’UNE PROFESSION
Les mille et un métiers du musicien

Publié le mardi 6 novembre 2007

Article

Le ministère de la Culture estime à 25 000 le nombre de musiciens aujourd’hui en France. Instrumentiste, interprète ou arrangeur ; groupe de rock, soliste de jazz ou DJ ; jeune talent ou figure locale... le métier de musicien recouvre des situations et des parcours forts différents. Il se caractérise également par des conditions d’emplois multiples (scène, enregistrement, enseignement...) et par une forme de flexibilité, tant pour les musiciens les plus précaires que pour les artistes les plus installés.
A l’occasion de la parution du nouveau guide Profession Artiste (sortie le 25 nov./S. Le Sagère, Editions Irma), ce focus propose de mettre en lumière les différentes réalités du métier de musicien, dépeintes entre autres par les travaux de Philippe Coulangeon sur les musiciens interprètes, ou plus récemment par ceux de Marc Perrenoud sur les "musicos".

En 1985, le président François Mitterrand annonçait aux médias l’existence de 35 000 groupes de rock en France (voir les archives de l’Ina à ce sujet). Cette annonce ne s’appuyait pas sur des sources précises, mais avait pour mérite d’officialiser le développement sans précédent du nombre de musiciens en France depuis les années 70/80. L’essor de la pratique musicale, révélé au grand jour lors des premières Fêtes de la musique, avait été accompagné et suscité par l’avènement du rock et d’un discours Do It Yourself : "tout le monde peut jouer de la musique, même ceux qui ne « savent’ pas".
De manière plus scientifique, l’étude de Philippe Coulangeon sur les musiciens interprètes, réalisée pour le compte du Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture, révèle l’existence de plus de 25 000 musiciens en France (chiffres de 2003 fondés sur les données de la Caisse des congés spectacles). L’étude précise que cet effectif a été multiplié par quatre depuis le milieu des années 1980, principalement sous l’effet du développement de l’emploi intermittent (voir à droite l’encadré du portrait sociodémographique du musicien selon l’étude de Philippe Coulangeon).

Des grandes catégories de musiciens
Pour plusieurs raisons, le recensement des musiciens donne souvent lieu à débats et à spéculations. D’abord parce que les déclarations d’embauche (base à partir de laquelle le décompte est souvent pratiqué), bien qu’elles se soient en partie généralisées, ne sont pas pour autant systématiques dans certaines branches du secteur. Ensuite parce que l’on ne tient pas toujours compte des mêmes types de populations dans ce recensement.
Plutôt que de s’attarder sur la controverse des chiffres, intéressons-nous de plus près aux grandes typologies rencontrées dans la population des musiciens actifs.
On distingue couramment cette population entre amateurs et professionnels, les premiers étant ceux qui ne gagneraient pas principalement leurs vies de leur activité musicale, et les seconds étant considérés comme professionnels de par leur étiquette d’intermittents du spectacle. Mais l’intermittence est un régime d’assurance-chômage spécifique et non un statut. Des chercheurs s’intéressant à la question ont donc avancé des critères de distinction plus précis, voire différents. Tous s’accordent à dire que les parcours et les cheminements sont multiples, et qu’il existe une forme de va et vient des musiciens au sein de ces grandes catégories.

Dans une étude socioéconomique réalisée en 1999 sur les musiques actuelles en Pays de la Loire, Gérôme Guibert définit une typologie des groupes de musiciens en fonction de leur degré de professionnalisation. Il distingue ainsi "cinq familles de groupes aux comportements économiques globalement homogènes" :
- Les amateurs, qui comprennent les « amateurs jeunes » (souvent lycéens ou étudiants, ils sont dans l’incertitude quant à l’avenir de leur activité musicale) et les « amateurs vétérans » (la musique est souvent une pratique de loisir à côté d’une autre activité rémunérée).
- Les « intermédiaires » , qu’on pourrait qualifier de « groupes en voie de professionnalisation » . L’activité musicale est la plus importante (en temps passé) pour ces musiciens, mais leurs statuts sociaux restent souvent précaires.
- Les professionnels, qui comprennent les « professionnels intermédiaires » (intermittents, leurs moyens financiers restent assez limités et leurs recettes viennent avant tout des concerts) et les "professionnels majors" qui ont des budgets plus élevés de par la participation financière d’une maison de disques importante aussi bien pour la production discographique que pour le spectacle vivant.
Dans un ouvrage récemment publié intitulé "Les musicos, enquête sur des musiciens ordinaires", son auteur, Marc Perrenoud, opte pour un autre type de classification en distinguant ceux qui "ne font que ça" de ceux qui "ne font pas que ça". Dans un entretien réalisé avec Marc Perrenoud pour ce focus (lire la synthèse de l’entretien), voilà comment il explique ce clivage : "C’est une distinction que j’utilise parce qu’elle vient du terrain. Un musicos ne demande jamais à un autre "Est-ce que tu es professionnel ou amateur ?" Il lui demande "Tu fais que ça ou t’as quelque chose d’autre à côté ?" (…) J’ai préféré partir de l’expression endogène pour éviter certaines questions : Qu’est-ce que ça veut dire être musicien professionnel ? Est-ce que ça veut dire « faire’ ses heures pour être indemnisé comme intermittent ? Est-ce que, s’il manque quelques heures, on devient amateur … même si on a joué cent fois dans l’année et qu’on n’a été déclaré que dix fois, comme ça m’est arrivé ? Il me semble que les "intermittents par intermittence", qui entrent et qui sortent du régime, sont extrêmement nombreux, or on ne va pas parler de professionnalisation et de déprofessionnalisation d’une année sur l’autre !"

Quelles que soient les typologies de référence, on constate que le passage d’une catégorie à l’autre n’est ni normalisé ni officialisé, et que les frontières sont poreuses, malléables, voire aléatoires.
C’est également le cas entre les différentes esthétiques musicales : plus de 70% [1] des interprètes de musiques populaires ne travaillent pas uniquement un même type de répertoire, mais jouent plutôt dans des formations de différents styles musicaux.
Pour mieux comprendre le métier de musicien, il s’agit donc de décrire les activités quotidiennes et la diversité des situations d’emplois rencontrées.

Musicien, c’est d’abord jouer en public
Si la filière du disque constitue la principale économie du domaine musical (même aujourd’hui, malgré la crise), elle procure paradoxalement peu d’emplois à la majorité des musiciens. La scène représente en revanche plus de 75% de leur activité. Grosso modo, être musicien revient à passer la majeure partie de son temps (une fois les séances de répétition décomptées) à se produire devant un public. Mais jouer en public ne signifie pas nécessairement être l’attraction artistique d’une salle pleine de 400 personnes en liesse…
Marc Perrenoud constate ainsi que les musiciens ordinaires gagnent principalement leur vie en jouant dans des dispositifs qui se distinguent du concert, et dans des postures éloignées de celles de l’artiste éclairé ou vénéré.
Les musiciens se retrouvent en effet fréquemment employé pour jouer en public dans des "dispositifs d’animation anonyme", c’est-à -dire dans des lieux (restaurant, casino, salle de congrès, etc.) qui ne sont pas destinés à la diffusion musicale. Les répertoires joués en fond sonore sont des standards, voire des jingles. Le public, qui n’est pas venu pour écouter les musiciens, entend la musique mais n’y prête aucune attention particulière. Malgré ces contraintes, il n’en reste pas moins que les musiciens jouent en public et tirent une partie de leurs rémunérations de ce type d’emplois, emplois qui représentait en 2000 près de 15% du volume d’activité des musiciens. Ces jeux en public sont assez peu mis en avant par les musiciens car ils ne correspondent pas à l’image qu’ils s’étaient faite de leur métier. Philippe Coulangeon, dans un entretien publié dans le nouveau guide Profession Artiste, estime même que, pour certains d’entre eux, malgré les cachets engrangés, ces activités ne font pas partie de leur représentation du métier : "La plus grande incertitude des musiciens interprètes des musiques populaires porte sur leur capacité à rester dans le métier, (…) à ne pas dériver sur des activités périphériques qu’ils n’ont pas nécessairement choisies, comme l’animation. Il s’agit d’une véritable précarité identitaire, une vraie peur de perdre son image au fil des années".
Un large pan de l’activité s’exerce aussi dans les bars, les clubs ou dans des orchestres de bal et de variété. Ce type de prestation en public est à la croisée des chemins, entre concerts et animation. D’abord, il s’agit de lieux qui ne sont pas uniquement dédiés à la musique. Ensuite, le public va alterner entre une attention portée aux musiciens qu’il côtoie de près et des discussions de comptoir qui viennent se mêler à la musique dans un joyeux brouhaha sonore. Ces espaces sont à la fois des lieux de diffusion musicale et des lieux de vie. La musique y occupe une place importante, mais les interactions sociales et la vente de boissons aussi. Pour certains types de musique (le jazz et l’electro pour les clubs) ou pour certains types de groupes (comme pour les orchestres dans les bals, voire pour les fanfares dans la rue), ces lieux sont quasiment les seuls espaces de diffusion possibles.
Jouer dans un dispositif type concert, dans une Smac, un théâtre, un festival ou un centre culturel à l’étranger, reste peu courant pour les musiciens ordinaires. Seuls certains, souvent des musiciens repérés "jeunes talents" ou les vedettes confirmées s’y produisent fréquemment, ce qui ne signifie pas qu’ils vont rester ad vitam aeternam dans ce circuit.

S’il est important de distinguer ces différentes modalités de jeux en public, c’est que cela induit un "comportement professionnel" différent de la part du musicien. Il sera tantôt dans une posture d’anonyme où il "fait le métier" sans passion (animation), tantôt dans une posture de partenaire garant du vivre ensemble (bars, bals, clubs) et d’autres fois dans une posture d’artiste inspiré lorsqu’il se produit en concert.
Si certains se spécialisent dans un type de production, la plupart passent d’une posture à l’autre en fonction des engagements, ce qui revient parfois à exercer des activités très différentes.

Le cap du disque
Le passage en studio d’enregistrement constitue un cap important pour tout groupes de musiciens. D’une façon ou d’une autre, il engage le développement de la carrière.
Les premiers enregistrements, au stade de l’autoproduction, affirment déjà la volonté de s’évaluer dans des conditions professionnelles ; en espérant y gagner le bénéfice d’une maquette propre permettant de démarcher un tourneur, un label, un manager… Si cette première étape est importante, c’est qu’elle confirme (ou non) l’engagement des membres du groupe dans un projet artistique. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de constater que bon nombre de splits interviennent lors des premiers enregistrements ou juste après lors de l’épreuve de l’écoute autocritique ou de la recherche de contrats.
Pour les musiciens plus affirmés, l’enregistrement peut également constituer une source d’emplois. Mais, comme évoqué plus haut, ces emplois (qui ne durent que quelques jours par an) se raréfient et ne concernent que les musiciens signés dans une maison de disques distribuée nationalement. Etre rémunéré pour enregistrer confirme ainsi la présence d’un entourage professionnel et d’une implication d’acteurs économiques sur le projet. Les musiciens peuvent alors espérer passer d’une activité à dominante locale à un rayonnement national, au moins pendant un temps.
Ce cap est important pour au moins deux raisons : d’abord l’un des écueils au développement de nombreuses carrières consiste à faire passer son activité du local au national. Un musicien se développe d’abord là où il vit (et 64% d’entre eux habite en région), en s’y produisant sur scène et en intégrant un réseau d’acteurs locaux (collectif de musicien, patrons de bars…). Elargir ce réseau passe par la capacité à tourner en dehors de sa région, à intégrer les dispositifs de repérage nationaux (tremplins, concours, sélections), et cela revient souvent à signer un contrat avec un label distribué. Mais les places sont limitées.
Ensuite, c’est aussi parce qu’en enregistrant, on s’affirme généralement comme compositeur, et l’on se met dans la situation d’obtenir des tournées et de diversifier ses revenus : royalties sur les ventes de disque, et droits d’auteur sur la diffusion des morceaux (voir à droite l’encadré sur les rémunérations artistiques).

Les emplois d’accompagnement, ou de "requins de studios", sont également une forme d’activité du métier mais, en voie de disparition, elle concerne de moins en moins de musiciens.
De manière générale, les emplois offerts par l’audiovisuel ne représentaient déjà plus que 10% du volume d’activité des musiciens en 2000, soit avant la crise du disque (contre 34% en 1986), et concernaient une part de plus en plus réduite des musiciens (28% en 2000 contre 84% en 1986).

Difficultés du métier, précarité du statut
Les chiffres témoignent d’une fragilité du secteur, comme le rappelle Stéphan Le Sagère (voir l’entretien "Le musicien des musiques actuelles") : 80 % des intermittents perçoivent 1,1 Smic hors Assédic, et 50 % d’entre eux uniquement 0,4 Smic par mois. Philippe Coulangeon constate également dans son étude des musiciens interprètes que, au sein des musiques populaires, une part importante d’intermittents est peu indemnisée.
Dans ce même entretien, Gérôme Guibert explique que la précarité de nombreux musiciens semble découler en partie d’une inégale répartition des emplois comme il l’a constaté dans une enquête menée localement où 70 % des groupes font en moyenne 4,5 concerts par an) et, à l’opposé, 4 % des groupes font en moyenne 69 concerts par an.
"On a le sentiment que l’on se dirige vers un grand écart entre les artistes qui, bénéficiant d’une certaine notoriété et d’un projet visible, pourront encore vivre de leur métier, et un état de paupérisation qui s’aggrave de mois en mois" nous dit Jean-François Dutertre de l’Adami.
Ainsi, face à l’augmentation du nombre de musiciens déclarés ces 20 dernières années et face à la difficulté de trouver des contrats pour "gagner sa vie", la plupart des musiciens instrumentistes "ordinaires" se retrouvent dans l’obligation de multiplier les situations d’emplois, déclarés ou pas, et de diversifier leur activité.

Se diversifier pour durer
Comme le souligne Marc Perrenoud dans son étude, pour durer dans la carrière, souvent les musicos doivent être en mesure de diversifier leurs activités.
Sur scène, se diversifier signifie être capable de jouer devant tous public et dans tous types de dispositifs (voire de plusieurs instruments). Les musicos peuvent aussi jouer dans plusieurs groupes aux styles musicaux différents, ou être embauchés temporairement dans un appariement de musicos, ou pour un remplacement dans un autre groupe.
Dans le monde de l’audiovisuel, il existe aussi des possibilités d’emplois autres que l’enregistrement de son propre album, ou que musicien accompagnateur. Certains musiciens composent et enregistrent pour des audio book, des sonneries de téléphone portable… Certains spécialistes sont engagés pour faire des arrangements, des remix ou pour s’occuper de la réalisation artistique d’un album.
Mais l’une des voies souvent empruntée par les musiciens pour durer est l’enseignement, que ce soit sous forme de cours particuliers (souvent non déclarés) ou au sein d’une école de musique (d’autant qu’une partie de ces heures peuvent être comptabilisée au titre du régime de l’intermittence [2]).

La flexibilité des emplois du musicien peut également se prolonger au-delà de la pratique d’un instrument. Ainsi des musiciens sont également à certaines heures des sonorisateurs, des roadies… et occupent des postes de techniciens sur des spectacles musicaux ou pluridisciplinaires. S’il ne s’agit plus d’une activité d’instrumentiste, il s’agit néanmoins d’une activité périphérique à la création artistique, qui permet de créer du réseau et "qui va être à même de profiter à une activité de musicien" [3].
Et puis il y a de nombreux musiciens qui gagnent leur vie à la fois en jouant de la musique et en travaillant en parallèle dans un emploi qui n’a aucun rapport avec le milieu musical. Ces doubles actifs, ceux "qui ne font pas que ça", sont intérimaires, employés de bureau, ingénieurs, etc. Certains vivent pour la musique, s’exercent tous les jours sur leur instrument et ont des "jobs alimentaires" à côté (quand ils ne sont pas chômeurs ou RMIstes) ; d’autres ont fait le choix de s’inscrire professionnellement dans un autre domaine, estimant que la vie de musicien n’était pas (ou plus) faite pour eux, ce qui ne les empêche pas de jouer régulièrement dans les bars le week-end, ou dans les festivals pendant l’été. S’ils n’ont pas choisi le métier, ils gardent la passion.

Entre flexibilité et double ou triple casquette, Stéphan Le Sagère dresse ainsi la situation de l’emploi : "L’évolution du musicien, depuis 20 ans, reste de l’ordre de la multi activité, que l’on soit connu ou pas. Les composantes sont multiples (...) et cette situation permet de cumuler et de superposer des sources de revenus différentes". (extrait de la table ronde "Le musicien des musiques actuelles")

Cette flexibilité, qui est devenue la norme dans le domaine des musiques actuelles, cache de multiples parcours et profils, et n’a ni nom ni lexicologie : "Le métier de musicien est probablement celui qui, sous la même dénomination, recouvre la diversité la plus importante de situations professionnelles. Dans un autre domaine artistique, on va par exemple distinguer le peintre, le plasticien, l’illustrateur, le graphiste… Il y a différents mots pour différents emplois. Mais là , qu’on joue dans un festival international avec un public qui a payé très cher pour venir écouter, ou qu’on joue de manière complètement anonyme pour le lancement de la nouvelle Volvo, dans un cas comme dans l’autre on fait un métier de musicien" (extrait de l’entretien avec Marc Perrenoud).

Artiste, c’est une profession !
Ces réalités "sans nom" de la vie du musicien sont loin des images fantasmées et véhiculées par les émissions de télévision à la Star Academy & co. Tous les observateurs et les chercheurs qui se sont penchés sur la question témoignent au contraire que les carrières se font dans la longueur, souvent dans la précarité, et dans une tension entre la vocation artistique et l’exercice d’un métier "pas toujours rigolo" concèderont certains.
"L’espace médiatique est tellement occupé par les stars, que pas une place n’est laissée à la réalité. Cela dit, les médias veulent faire rêver, et la réalité est sans doute trop contraignante et sans intérêt pour les médias. Par exemple, il n’y a quasiment aucune prestation en direct à la télévision, ou si peu. Comment veut on que le public comprenne que pour jouer d’un instrument ou chanter, il faut de la concentration, de l’effort, du travail ?" questionne Stéphan Le Sagère. "Ainsi, le quotidien d’un artiste de la musique et la diversité du métier sont méconnus. De la création à la prestation publique, du bal au concert, du bar au zénith, du simple exécutant au leader, de l’instrumentiste à l’arrangeur, toutes ces facettes du métier sont exercées de façon quasi simultanée par le plus grand nombre. Ce qui aboutit à la multiactivité, c’est-à -dire à la superposition d’activités dans le prolongement des activités spécifiquement artistiques : l’enseignement, la formation, l’encadrement des amateurs, l’éducation artistique, l’animation musicale…
Par conséquent, on vit une confusion entre notoriété et profession, vente et talent, repérage et insertion professionnelle. Et cette confusion est évidemment préjudiciable aux professionnels.
"
Pas étonnant que l’auteur de ces propos se soit lancé depuis 20 ans dans la réalisation du guide du musicien et de l’interprète Profession Artiste. Comme pour mieux aider les musiciens à se réaliser dans un environnement professionel et des situations d’activités parfois méconnues.



[1L’ensemble des statistiques présentées ici sont extraites des travaux de Philippe Coulangeon et de son ouvrage : Les musiciens interprètes en France, 2004

[2Plus d’informations dans Profession Artiste, S. Le Sagère/Irma Editions, 2007

[3Marc Perrenoud explique dans l’entretien annexe à cet article qu’être technicien, est, selon l’expression anglaise, "in the music business", expression qu’il rapproche de "ne faire que ça".


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