W9 et Virgin 17 doivent se recentrer sur la musique

Media

Media

Le CSA a conclu de nouvelles conventions avec les chaînes de télévision W9 et Virgin 17, contraignant ces deux chaînes musicales de la TNT à diffuser leurs programmes musicaux à des heures réellement de "grandes écoutes". La Sacem, l’Upfi et le Snep s’en félicitent.

Saisi par NRJ, AB et TF1 en mars dernier, le Conseil d’État avait annulé les conventions de W9 et Virgin 17 au motif que l’amplitude des heures de grande écoute était "manifestement inadaptée" (de 7h à 23h), ces chaînes étant devenues selon les concurrents plus généralistes que musicales.
Le CSA a donc redéfinit les "heures de grandes écoutes" durant lesquelles les chaînes doivent respecter les quotas de diffusion d’œuvres européennes et d’œuvres d’expression originale française. Les nouvelles règles fixées par le CSA sont comme suit :
- Pour W9, chaîne majoritairement musicale, les heures de grande écoute seront désormais comprises entre 10 h et 12 h 30 et entre 17 h et 23 h, et donc réduites de 50%.
- Pour Virgin 17, chaîne musicale pour plus de 75% de son temps d’antenne, elles seront comprises entre 9h et 12h et entre 15h et 23h, et donc réduites de 35%.
Durant ces heures de grande écoute, 50 % de la part de la
musique doit être d’expression française et au moins 30 % de cette
proportion doit être consacrés à de nouveaux talents.

Le CSA a négocié ces nouvelles conventions "avec la volonté de soutenir la filière musicale pour l’aider à surmonter ses difficultés". Certains représentants de la filière souhaitaient effectivement (notamment après une révision à la baisse des obligations de M6 en matière musicale) voir les programmes musicaux, non pas à 7h ou 23h, mais en journée et surtout en prime-time.
La veille de la décision du CSA, le Snep, l’Upfi et la Sacem avaient d’ailleurs communiqué conjointement sur le sujet : "Cette amplitude tout à fait inhabituelle avait permis à W9 et Virgin 17 d’évoluer vers un format semi généraliste. En effet, il leur suffisait de diffuser aux heures de faible écoute leurs quotas de programmes musicaux pour être libre de diffuser ensuite des programmes divers : fictions, divertissements, animations, films, séries américaines etc …
Ce dévoiement de leur cahier des charges est fortement préjudiciable à l’exposition des artistes et des productions musicales d’expression française dont a tant besoin l’industrie musicale.
"

Pour les producteurs de télévision, cela représente un coup dur car ils estiment qu’en augmentant leur audience via des programmes de fictions, cela profite par ricochet aux programmes musicaux.
Selon le CSA, "les nouvelles dispositions permettront de renforcer
l’exposition des programmes musicaux aux heures de forte audience
". Par
ailleurs, le CSA précise qu’il est convenu que "les chaînes programmeront
régulièrement à ces mêmes heures des émissions musicales consacrées aux
nouveaux talents
".

Musique et corona virus

Notre base d'infos ressources covid et musique

à la une

Y’a pas de quoi, c’était l’IRMA

Y’a pas de quoi, c’était l’IRMA - asso musique actuelle

À la fin du mois, l’IRMA va se dissoudre [1] pour se fondre dans le CNM, l’établissement public de filière qui va reprendre ses missions, activités et personnels. L’association, créée en 1986, va donc disparaître après plus de trente années au service de l’écosystème musical.
L’occasion d’un rapide retour sur cette longue aventure para-institutionnelle, ses inventions et les principes qui ont porté cette entité sans équivalent dans le monde.

Voir aussi


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU