Selon la Spedidam : {"avec ou sans Hadopi, les artistes ne perçoivent aucune rémunération}"

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Dans un communiqué de presse, la Spedidam a tenu à rappeler que la très grande majorité des artistes interprètes ne perçoit rien sur les exploitations de musique en ligne et envisage un manque à gagner annuel de 10 millions d’euros à l’horizon 2015.

Selon la Spedidam, l’artiste percevrait : "un seul cachet forfaitaire au moment de l’enregistrement et puis…
plus rien, quelle que soit la valeur de l’utilisation du titre ou de l’album.

Concrètement, un
guitariste, un batteur, un bassiste, aussi créatif soit-il, recevra une centaine d’euros pour solde
de tout compte et cela même si l’enregistrement remporte un vrai succès et génère d’importants
revenus sur internet.

100%, c’est la proportion des sites dit légaux (téléchargement, écoute en streaming interactif,
etc.) où les artistes sont exclus de toute forme de rémunération pour l’exploitation de leurs
enregistrements. Il n’y a donc pas d’exception à la règle et il est pour cette raison impossible
d’orienter le consommateur vers un site plutôt qu’un autre, aucun n’apportant une rémunération
à ces artistes interprètes.

Cette règle d’exclusion des artistes s’étend aussi à toutes les formes d’exploitation émergentes.
Il en va ainsi lorsque l’accès à un catalogue de musique est « offert » par un FAI à un nouvel
abonné. L’artiste est systématiquement privé de tout revenu que le FAI verse pour disposer du
catalogue.

Cette situation injuste et inacceptable vient du fait que, dans la majorité des contrats, les artistes,
sans pouvoir de négociation, sont amenés à céder pour rien leurs droits sur l’exploitation de
leurs enregistrements sur internet.

En retenant un ratio modeste de 5 % de la valeur qui reviendrait aux artistes interprètes, leur
manque à gagner sur les valorisations directes de la musique en ligne est de 5,5 millions d’euros
en 2010. A l’horizon 2015, l’anticipation de ce manque à gagner annuel est de 10 millions d’euros.

Pour la SPEDIDAM, société civile gérant les droits de 74 00 artistes dont 32 000 adhérents, la
promotion actuelle à grands frais de la « légalité » par HADOPI ne peut être crédible aux yeux
du public que si le partage des revenus est équitable entre tous : producteurs, auteurs,
interprètes et revendeurs.
Sans équité, la musique légale restera illégitime et injuste. L’existence d’une rémunération
garantie sur Internet pour les artistes qui en sont dépourvus doit donc devenir la préoccupation
de tous.
".


Pour consulter le communiqué sur le site de la Spedidam


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