Sacem/Midem : 810 millions d’euros de droits perçus en 2013

Publié le jeudi 6 février 2014

Droit d’auteur

La Sacem a profité de sa conférence de presse cannoise pour dévoiler les premières estimations sur la perception 2013, et présenter son service de déclaration en ligne. Les résultats de deux études ont également été présentés : les Français et la musique et la valeur de la musique dans les lieux de vente.

L’actualité était riche pour la Sacem lors du Midem, qui a accueilli 4 000 nouveaux membres en 2013 et dépassera les 150 000 en 2014. La conférence de presse s’est logiquement ouverte par une réaction de Jean-Noël Tronc, directeur général, au discours de la ministre Aurélie Filippetti. Sans trop s’étendre, il a simplement rappelé qu’il faudrait "pleinement prendre en compte l’apport des auteurs compositeurs". Ce rendez-vous a surtout été l’occasion de présenter les premières estimations des revenus collectés au titre de l’année 2013, et de revenir sur les nouveautés lancées en 2013, complétées par le service de dépôt en ligne, ainsi que les résultats de deux études.

Droits généraux, régularisations et streaming

Le montant des droits perçus s’élève en 2013 à 810 millions, en hausse de 1,7%. L’année a est marquée par une augmentation des droits provenant des concerts, de la musique de sonorisation (droits généraux), de l’écoute en continu sur Internet. De nombreuses régularisations de droits au titre des années antérieures (à hauteur de 24,8 M€) ont également eu lieu.

Avec 281,7M€, les concerts, spectacles, tournées discothèques et autres musiques de sonorisation progressent de 3,1% et constituent le premier secteur de revenus (34%) des sociétaires de la Sacem. Le spectacle vivant, en progression de 16,6%, représente 11% de l’ensemble des revenus 2013.

Avec 24,7M€, les revenus issus de la musique en ligne (téléchargement et streaming) représentent 3% des revenus collectés, en augmentation de 20,5% par rapport à 2012. Fait marquant, le streaming représente désormais plus de 50% de l’ensemble des revenus numériques.

Parmi les autres sources, la copie privée progresse (67M€), grâce à la hausse des ventes d’équipements multimédias et au versement de leur dû par les importateurs de matériels au titre des années antérieures.

La déclaration des œuvres en ligne

Mais la première nouveauté présentée dans le Main Hall Riviera du Palais des festivals, c’est la possibilité désormais de déclarer ses œuvres en ligne. Avec un système de signature électronique, pour garantir la sécurité, la déclaration des œuvres est entièrement dématérialisée, afin de faciliter les démarches pour les sociétaires. Quel que soit le contenu du dépôt (fichiers sons, contrats, partitions...), celui-ci est archivé dans un coffre-fort numérique auprès de la Caisse des dépôts et consignations, partenaire tiers de confiance de la Sacem. Ce nouveau service vient compléter la gamme déjà proposée aux sociétaires : accès aux données d’exploitation des œuvres pour les chaînes de télévision, radios, discothèques plateformes..., ainsi que le programme Sacem Plus.

Les Français écoutent 2h25 de musique par jour

Christophe Waignier, directeur des ressources et de la stratégie de la Sacem, a ensuite dévoilé l’étude réalisée en partenariat avec la Spré et Mood Media sur les Français et la musique. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est au cœur de la vie de nos compatriotes : 99% des Français écoutent de la musique, et 3/4 d’entre eux déclarent ne pas pouvoir s’en passer.

Le temps d’écoute moyen par jour est de 2h25. Pour plus de 65%, c’est en voiture que l’écoute se fait, devant la maison (60%). L’autoradio trône ainsi en tête des appareils utilisés, devant l’ordinateur, la radio et la chaîne hi-fi. Et les médias traditionnels restent toujours la première source d’information et de découverte. Christophe Waignier souligne ainsi : "ce chiffre illustre encore une fois la place essentielle de la radio dans la découverte et l’écoute de la musique et notamment de la chanson en France, mais aussi le fait que la télévision, avec 46%, demeure un média incontournable". Pour ce qui est de la musique en ligne, c’est le streaming, à 70%, qui récolte les faveurs des Français, qui sont 6 sur 10 à se rendre à un concert ou un festival au moins une fois par an. Si les genres préférés sont, sans surprise, la variété française, internationale et le pop rock, tous s’accordent pour dire que la musique fait du bien au moral : elle met de bonne humeur (92%), donne de l’énergie (85%), et évoque des souvenirs (94%).

La musique adoucit les mœurs, et elle fait vendre

Le pouvoir motivant, égayant et évocateur de la musique est aussi un atout pour les magasins. C’est en tout cas ce que montre la deuxième enquête sur la valeur de la musique dans les lieux de vente, réalisée avec Ipsos MediaCT et Enov research.

Ainsi, 71% des professionnels du secteur de la vente diffusent de la musique dans leur magasin. Cela permet, précise Juliette Delfaud, chef du service des études et prospective de la Sacem, "d’améliorer l’expérience en magasin. En effet, les clients confirment dans leur écrasante majorité (80%) qu’ils préfèrent qu’il y ait de la musique. Et les professionnels diffusent de la musique pour améliorer l’expérience client, notamment pour rendre la visite agréable (92%)".

Si la musique séduit les clients, elle motive également les salariés. La musique est ainsi un élément clé de la motivation pour les employés à 89% et les met quasiment tous de bonne humeur (96%). Et pour les salariés comme pour les clients, la musique n’en est que plus bonne si elle est connue...


A LIRE :

- Les collectes de droits d’auteur en 2013 : une évolution contrastée

- La valeur de la musique dans les lieux de vente

- Les Français et la musique


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