SPPF : 2019, une année charnière

Droits voisins

À l’occasion de son bilan annuel, la SPPF a présenté des résultats de perception et de répartition stables, a expliqué les raisons du non-rapprochement avec la SCPP, et a annoncé un changement de nom pour l’année à venir.

Perception et répartition des droits voisins aux producteurs phonographique membres de la SPPF

2018 a été une année stable au niveau des perceptions et des répartitions de la SPPF.
Les perceptions se sont élevées à un montant net de 35 595 496 € de droits contre 35 605 675 € en 2017, soit une diminution de 0,03 % par rapport à l’exercice précédent.

Les répartitions, hors avances financières, s’élèvent à un montant de 24 141 587 € net contre 24 533 706 € en 2017, soit une diminution de 1,60 %. Des avances sur droits 2019 ont été allouées pour un montant de 12 275 200 €.

Aides et actions d’intérêt général

Le budget consacré aux aides directes et aux actions d’intérêt général a atteint un pic historique en 2018, avec 8,3M€ de sommes engagées contre 7,8M€ en 2017. 1046 projets ont été soutenus par la SPPF contre 956 en 2017, et 287 producteurs différents ont obtenu au moins une aide.

Pas de fusion avec la SCPP

Alors que des discussions avaient reprises pour un éventuel rapprochement des deux sociétés civiles de producteurs phonographiques, celui-ci n’a pas abouti. « Nous avions demandé depuis plus de cinq ans un dialogue sur les économies d’échelle à entamer ensemble, explique Emmanuel de Buretel, président de la SPPF, mais pas une fusion dans laquelle les majors auraient le contrôle total des décisions majeures sur les droits voisins. Nous avons donc dit non. »

Une nouvelle façon d’entreprendre

Dans son bilan, la SPPF analyse les évolutions en cours dans la production indépendante où « de nouvelles générations d’entrepreneurs de la musique sont en train d’émerger ». En dehors des entreprises indépendantes historiques et de celles nées pendant la crise du disque et qui ont su résister, la SPPF enregistre de plus en plus d’adhésions venant d’artistes autoproducteurs ou de jeunes entreprises constituées sur le modèle digital. « L’un des faits marquants de l’évolution de notre secteur, constate toujours Emmanuel De Buretel, est le foisonnement d’entreprises indépendantes nouvellement créées par la combinaison du crédit d’impôt, des guichets d’aides pour les nouveaux projets et d’un bouleversement de la distribution et des modes de production/création ».

Un métier qui change, la SPPF aussi

Pour la SPPF, l’avenir du métier de producteur phonographique « sera positionné principalement sur la création, la gestion des droits d’œuvres musicales immatérielles, et le management des datas qui devient une donnée cruciale dans l’exploitation d’un projet musical ».
Et pour être en phase avec ces changement, la société a annoncé sa volonté de changer de dénomination en 2019, estimant « qu’il n’est plus question de parler de producteur de phonogrammes mais de producteur de musiques indépendantes ».




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