Rapport sur les métiers artistiques : la question des artistes étrangers oubliée pour Zone Franche

Publié le vendredi 7 juin 2013

Politique culturelle

Zone Franche a également réagi au rapport de l’Assemblée nationale sur les métiers artistiques. Si le sérieux du travail mené est salué, le réseau des musiques du mondes regrette cependant que la question de l’emploi des artistes étrangers n’ait été prise en compte.

Communiqué :

RAPPORT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE SUR L’EMPLOI ARTISTIQUE


Mission d’information commune à la commission des affaires culturelles et de l’éducation et à la commission des affaires sociales sur les conditions d’emploi dans les métiers artistiques.


Zone Franche souligne la qualité et le sérieux du travail qui a été mené par la mission parlementaire présidée par Christian Kert, et animée par le rapporteur Jean-Patrick Gille.

Toutefois, nous ne pouvons nous associer pleinement aux félicitations assez unanimes adressées aux parlementaires, car ce rapport a totalement oblitéré la question de l’emploi des artistes étrangers, question sur laquelle nous avons trop peu de données précises. Ainsi, une occasion rare a été manquée de mener cette nécessaire évaluation.

Nombre d’artistes venus de tous les ailleurs, certains internationalement reconnus, d’autres plus secrets, participent à la richesse du dialogue interculturel, œuvrent pour la Diversité culturelle (rappelons que la France a signé la Convention UNESCO de 2005, celle-là même qui nous protégera d’un abandon au seul "marché" des échanges culturels), et contribuent au développement économique du secteur culturel.

Zone Franche n’ayant pas été auditionné, nous n’avons pu interpeller le rapporteur que très tardivement, et avons constaté, la mission étant hélas achevée, que le sujet n’avait été à aucun moment abordé. Nous regrettons cette invisibilité et affirmons que nos territoires culturels sont plus vastes que nos frontières nationales. Il est donc urgent qu’une commission se saisisse de ce sujet, afin que notre paysage culturel n’évacue pas les enjeux de la coopération internationale mais bien au contraire s’en nourrisse, et que la volonté de franchir les frontières ne se limite pas à la seule question de l’exportation des artistes nationaux. La France est plurielle, nos institutions se doivent d’être le reflet de cette multitude.



Nous suivre /asso.irma /IrmACTU