Radios associatives et quotas

Publié le lundi 5 juillet 1999

point de vue du CNRA

Dans son numéro du 3ème trimestre, La Lettre du CNRA (Conseil National des Radios associatives),

on peut lire, sous la plume d’Hugues de Vesins, son vice-président, un texte sur les quotas de diffusion de chansons françaises : "A l’occasion de la discussion du nouveau projet de loi sur l’audiovisuel, Catherine Trautmann a réuni, en mai 1999, les acteurs de la filière musicale pour recueillir une dernière fois leur avis. (...).

Le CSA a présenté à nouveau sa proposition de modification législative,

visant non pas à assouplir la politique de quotas, mais à la moduler entre diffusion de nouveaux talents et diffusion de talents francophones confirmés, et permettre ainsi une plus grande diversité radiophonique. (...) Pour le CNRA, l’enjeu est simple : obtenir une loi qui permette un vrai pluralisme d’expression entre les différents types de radios associatives en leur laissant un choix plus large de conventionnements. Côté producteurs, auteurs et interprètes les prises de positions ont paru plus diverses. Globalement les représentants des auteurs souhaitent un durcissement avec des quotas plus élevés et plus rigoureusement surveillés dans leur application. Côté producteurs, le SNEP (...) semble en phase avec cette position dure. Par contre, l’UPFI (...) a semblé plus favorable à une ouverture constatant que les quotas avantagent surtout les artistes confirmés ou les compilations plutôt que les jeunes artistes qu’ils produisent.

Enfin, le CNRA a rappelé l’hypocrisie

des producteurs pour qui il y a deux types de radios : les radios indignes qui ne diffusent pas les titres francophones qu’elles reçoivent et les radios, qui du fait de leur statut de radios associatives, ne sont pas dignes de recevoir des disques pour les diffuser. (...) Grâce aux quotas, les maisons de disques profitent d’une promotion gratuite sur ce support alors que leur budget promotionnel en télévision est de 1,3 milliards de francs. Ce qui n’empêche évidemment pas les maisons de disques d’affirmer que l’envoi de disques aux radios associatives seraient trop onéreux."


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