Quelles politiques nationales et régionales en faveur du jazz ?

Structuration

Dans le cadre de sa prochaine Assemblée générale, la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées (FSJ) fait un point sur les chantiers qu’elle mène. Elle organisera en parallèle, le 14 mars à Toulouse, un colloque sur les politiques en faveur du jazz.

Communiqué de la FSJ

Créée en 1996, la Fédération des Scènes de Jazz et de Musiques Improvisées occupe aujourd’hui avec ses 26 membres adhérents une position privilégiée dans le milieu du spectacle vivant en France.

Aux côtés d’autres partenaires engagés tout comme elle dans la diffusion et le soutien à la création, elle ne cesse depuis son origine de favoriser le rapprochement ainsi que la mise en cohérence de scènes partageant des valeurs communes, dans l’intérêt même des territoires qui les accueillent ainsi que des populations qui y vivent : ancrage éducatif, travail d’action culturelle, artistique et social, soutien à l’émergence, politique tarifaire adaptée... sont en effet, et au quotidien, au coeur du cahier des charges dont se sont dotés les lieux adhérents à cette fédération nationale.

Lors de sa dernière Assemblée Générale, notre fédération a décidé de s’investir dans deux chantiers, à ses yeux prioritaires :
- Poursuivre le rapprochement avec les collègues de la Fédurok (plus de 40 scènes réparties sur l’Hexagone), non pas sur un plan esthétique mais bien d’un point de vue méthodologique en terme de structuration et de parole portée : refonte d’un site internet basé notamment sur la communication et les échanges d’info via les nouvelles technologies et surtout les nouvelles formes de travail coopératif, grille d’observation et indicateurs de gestion, création d’un syndicat d’employeurs afin de jouer sur les négociations collectives, attributions de sièges au CNV pour mieux défendre nos musiques...
- Contribuer à poser les bases d’une plate-forme nationale regroupant les acteurs du jazz, toutes étapes de la chaîne confondus : artistes musiciens, formateurs, agents, producteurs, labels, festivals, scènes spécialisées ou généralistes, médias, médiateurs culturels, agences de développement, partenaires privés et publics... avec pour ambition de donner un élan à une véritable et nouvelle politique pour le jazz en France, cette musique dont nous sommes si nombreux à défendre la singularité.

La Fédération des scènes de jazz et de musiques improvisées (FSJ) tiendra sa prochaine assemblée générale le mercredi 15 mars prochain à Toulouse, à l’invitation de l’un de ses membres, l’association Un pavé dans le jazz.

Dans ce cadre, elle profitera de la présence de ses adhérents pour organiser la veille un "colloque-table ronde" élargi ayant pour thème :

« Quelles politiques nationales et régionales en faveur du jazz » Acte II

Mardi 14 mars de 14h30 à 17h30
Salle Varèse du Conservatoire National de Région (17, rue Larrey)
10 mns à pied du parking souterrain du Capitole

Conçu dans la continuité de la table-ronde organisée par nos collègues de l’AFIJMA en décembre dernier dans les locaux du CNSMDP (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris), ce débat constitue la deuxième étape d’une démarche de co-construction d’un nouveau type, démarche à laquelle nous aimerions vous associer, compte tenu de votre implication dans le secteur.

Partant du principe qu’il faut inspirer les politiques et non les subir, nous sommes persuadés qu’il est primordial pour les acteurs du jazz en France de se fixer des objectifs communs et de constituer une véritable et nouvelle force de proposition au niveau national.

La création récente du Conseil Supérieur des Musiques Actuelles (voir l’article du 11 janvier), le mode opératoire grâce auquel il s’est construit ainsi que le texte fondateur sur lequel il devrait appuyer ses travaux, notamment en région, constituent autant de signes auxquels les acteurs du jazz en France ne peuvent rester insensibles.

D’un point de vue pratique, la réunion commencera par resituer les enjeux de la problématique et posera une méthode de discussion : le succès de la démarche repose en effet sur le fait qu’il n’y a pas de chef de file, mais simplement animation et médiation favorisant une libre parole, nous l’espérons constructive.

Après une synthèse de l’Acte I (rapport d’étape de la 1ère réunion parisienne évoquée plus haut), le débat s’engagera avec l’idée de franchir une marche supplémentaire... celle-ci devant permettre à d’autres que nous de s’emparer de l’organisation d’un futur Acte III !

Large point de vue des acteurs en présence, motivations à échanger, respect des différences, réactivité, interventions non prévues à l’avance... c’est sur ces bases qu’une plate-forme de propositions concertée doit progressivement se bâtir.

Au nom d’un réseau, d’une entreprise, d’une responsabilité ou à titre personnel, c’est dans cet esprit de construction que nous souhaiterions vous accueillir à ce moment de travail commun(...)

Patrick BACOT - Président de la FSJ

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