Musiques traditionnelles : quelle place au patrimoine immatériel ?

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Alors que le Maloya et le Paghjella ont été inscrit par l’Unesco au Patrimoine culturel immatériel (PCI), la FAMDT s’inquiète des faibles et "obscurs" moyens mis en place par le ministère de la Culture pour que ces chants et danses traditionnels bénéficient d’un plan de sauvegarde adéquat.

Depuis le 1er octobre dernier, l’Unesco a retenu le Maloya (chant et danse de La Réunion) et le Cantu in Paghjella (chant corse) comme des traditions musicales françaises à préserver et faire vivre au titre de la convention sur le PCI (convention internationale ratifiée par la France en 2006).

Ces traditions vont donc bénéficier d’un plan de sauvegarde mais la FAMDT, qui suit ce dossier de près, s’inquiète de l’absence de budget du ministère de la Culture alloué à ce programme : "Preuve s’il en est du peu d’intérêt pour le PCI, le PAP 2010 (Projet annuel de performance = le programme présenté par la direction du Patrimoine aux parlementaires pour justifier des dépenses publiques) ne mentionne toujours pas et pour la 3ème année consécutive, le PCI. On ne se lasse pas de rappeler, que la convention pour la sauvegarde du PCI a été adoptée en 2006, à l’unanimité du Parlement français, droite et gauche confondues !"

La fédération est d’autant plus inquiète sur l’avenir de ce programme car sa gestion a été confiée, selon un communiqué de la FAMDT, à un " obscur comité technique, construit sur les cendres d’un comité du patrimoine ethnologique qui ne s’était pas réuni depuis plusieurs années. Cette gestion est contraire à l’esprit et à la lettre de la convention qui prévoit que les ’communautés, groupes et personnes’ soient étroitement associée à cette démarche, car bien évidemment la sauvegarde du PCI passe d’abord par la prise de conscience des intéressés."

Le sujet risque d’être au coeur des discussions ces 27 et 28 novembre à Clermont-Ferrand où se tiennent les 2èmes rencontres du Patrimoine culturel immatériel.

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