MMFFrance : "repenser les usages pour garantir la pérennité" du métier de manager

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Management

Le 9 mars dernier, MMFFrance organisait une rencontre avec MMF UK pour comparer les pratiques concernant la rémunération des managers : taux de 20%, contrats à durée déterminés et droits de suite... Pour MMFrance, ces échanges pointent les "limites rencontrées par les managers français". L’occasion aussi d’annoncer la nomination de Brian Message en tant que président d’honneur du syndicat français.

MMFFrance : "repenser les usages pour garantir la pérennité" du métier de (...)
De g. à d. : Brian Message, Jean Aittouares, Emmanuel de Buretel, Cathy Bitton (c)Nina-Flore Hernandez

Brian Message, associé ATC Management (Radiohead, Nick Cave, PJ Harvey, Katie Melua), et Directeur de MMF UK a été nommé président d’honneur de MMFFrance. C’est ce que le syndicat a annoncé suite à la rencontre organisée le 9 mars au Théâtre Antoine à Paris sur la rémunération du manager. Celle-ci, modérée par Cathy Bitton, manager (Laurent Voulzy, Irma, Oren Lavie) et membre de MMFF, a réuni Emmanuel de Buretel, directeur de Because Music & Corida, Sophie Goossens, avocate (August & Debouzy, Board Member MMF UK), Jean Aittouares, avocat (Ox Avocats) et Brian Message.

Communiqué


"La rémunération du manager - the value of management"

9 mars 2015 Foyer du théâtre Antoine, Paris

Les membres de MMF UK et de MMFFrance ont pu comparer les pratiques économiques et contractuelles des deux côtés de la Manche.

Il ressort des débats qu’en plus d’un marché potentiel beaucoup plus important en Angleterre (notamment en raison des perspectives internationales de leurs artistes anglophones), l’absence de réglementation ou de statut du manager anglais a permis l’essor de sociétés de management fortes et pérennes (dont ATC est un des exemples).

Les grandes différences notées au profit des managers anglo-saxons :

- un taux généralement autour de 20% des revenus nets de l’artiste (jusqu’à 30% lorsque la société de management investit sur la carrière de l’artiste), tandis que la loi française limite ce taux à 15% (statut d’Agent Artistique élargi en 2010 au manager dans la musique) ;

- des contrats entre artistes et managers portant sur des durées déterminées de 3 à 5 ans ;

- des droits de suites ("sunset clauses" qui régissent la rémunération du manager après la fin du contrat de management) sans communes mesures avec ce qui se pratique en France : les manageurs anglo-saxons sont souvent rémunérés 6 à 10 ans après la fin du contrat qui les lient à l’artiste.

Cet échange renforce notre conscience des "limites" rencontrées par les managers français dans l’exercice de leur profession. Limites dues à la fois au fonctionnement administratif de la France mais aussi à des "usages" entre artistes et managers qui devront être repensés pour garantir la pérennité d’un métier central dans le bon fonctionnement de l’industrie musicale.

Brian Message, pour conclure, a insisté sur l’importance de la relation de confiance entre le manager et l’artiste, comme base d’évolution indispensable de toute pratique locale.



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