Lettre ouverte : "De l’accessibilité et de la diversité dans les Smac"

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Spectacle

Trois organisations, la Fédération des scènes
de jazz et de musiques improvisées (FSJ), la Fédurok et le SMA (syndicat des musiques actuelles) interpellent le ministre de la Culture sur la diversité culturelle et l’ouverture des locations de salles aux producteurs et entrepreneurs de spectacles.

Le 27 janvier 2011, le ministre de la Culture prononçait un discours à l’occasion du Conseil des collectivités territoriales où il faisait le souhait de "réfléchir ensemble à une meilleure promotion des musiques actuelles, et à une adaptation de nos outils.
Les
nouvelles circulaires relatives au Scènes de musiques actuelles ont été
transmises aux préfets en septembre dernier et à cet égard il serait
souhaitable que nous réfléchissions ensemble à une ouverture de ces
outils à la location à des producteurs et entrepreneurs de spectacles.
Il y a
dans ce sujet un enjeu de diversité culturelle et un enjeu économique, car
l’ouverture des SMAC à la location permet de mieux faire vivre l’ensemble
du système."

C’est précisément sur ces points que trois organisations du secteur des musiques actuelles ont souhaité interpeller le ministre dans un communiqué de presse :
Lettre ouverte : "De l'accessibilité et de la diversité dans les (...) la Fédération des scènes de jazz et de musiques improvisées (FSJ),
- la Fédurok,
- le SMA (Syndicat des musiques actuelles).

Tout en rappelant que dans les lieux membres : "la proportion d’artistes émergents programmés reste stable et représente, tant en 2006/2007 qu’en 2009/2010, 83% des programmations de ces lieux", le communiqué insiste également sur la notion d’ouverture à la location :
"La plupart des lieux que nous représentons n’intéressent pas les producteurs en vue de locations : leur jauge ne permet pas de parvenir à une rentabilité économique dans le cadre de locations. Et si peu soient ils, ces lieux ont tout de même effectué au cours de la saison 2009/2010 quelques 350 locations soit une moyenne de 12 locations par lieu.
Pour ces structures qui louent leurs salles, la proportion de locations représente 12 % de leur programmation annuelle, soit 1 date sur 8 – proportion qui nous semble non négligeable."

Plus loin dans ce communiqué de presse, on apprend quels sont les motifs de refus de location invoqués par les structures membres :
- absence de cohérence avec le projet culturel de leur structure,
- saturation de leur planning,
- interdiction par la collectivité de procéder à des locations du lieu,
- absence de licence ou de structure juridique par le producteur,
- inadéquation de leur jauge avec la proposition du producteur,
- supériorité du prix du billet souhaité par le producteur au prix maximum du billet fixé par le lieu.


Lire le communiqué sur le site du SMA.



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