Les relations culturelles internationales au XXème siècle : entre diplomatie , transferts culturels et acculturation

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Appel à communication

Les notions de "relations", d’"échanges" et de "transferts" ne sont pas synonymes ; elles et d’autres méritent une définition rigoureuse (...) qui conduira à distinguer les divers degrés de la relation, depuis la plus institutionnelle et la plus volontariste (diplomatie culturelle) jusqu’aux multiples formes de l’acculturation. Le CHCSC attend vos propositions de communication sur ce thème.

Présentation :

Le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines organise, au printemps 2006, en partenariat avec le Centre d’histoire sociale du XXème siècle-Paris1-CNRS, l’IRICE (Paris1-CNRS), le Centre d’histoire de l’Europe au vingtième siècle et le CHEVS (Sciences-po), un colloque international intitulé "Les relations culturelles internationales au XXème siècle : entre diplomatie , transferts culturels et acculturation".

D’abord négligée, ensuite marginalisée, l’histoire des relations culturelles internationales a désormais droit de cité. En quelques années, la bibliographie s’est considérablement étoffée tandis que les initiatives scientifiques se sont multipliées, en France et à l’étranger.

Ainsi lestée, cette histoire a cependant encore besoin d’affermir ses concepts et ses méthodes. Des notions aussi élémentaires, d’apparence, que celles de " relations ", d’" échanges ", de " transferts " ne sont pas synonymes ; elles et d’autres méritent une définition rigoureuse, fondée sur un ensemble d’études de cas pertinentes, qui conduira à distinguer les divers degrés de la relation, depuis la plus institutionnelle et la plus volontariste (diplomatie culturelle) jusqu’aux multiples formes de l’acculturation.

Ainsi, le mécanisme de la relation demande de même à être analysé plus finement, au travers d•¹une approche systématique de ses facteurs (techniques, scientifiques, économiques, politiques et enfin, mais enfin seulement, proprement culturels), de ses acteurs (médiateurs professionnels et amateurs, du diplomate au chercheur, du traducteur au négociant, du touriste à l’immigré) et, bien entendu, mais c’est là le plus délicat, de son sens et de ses effets (lecture géopolitique, effets d’hégémonie et mécanismes d’appropriation, contenus esthétique et éthique)..

Toutes ces considérations paraissent justifier la tenue d’un grand colloque international sur le sujet, au sein duquel il importera de relativiser le point de vue franco-centré en y privilégiant, dans la mesure du possible, les analyses comparatives et les études sur des espaces non-français •­même si les premières synthèses semblent confirmer l’existence d’un " modèle français " de diplomatie culturelle et d’acculturation-. Cette rencontre sera l’occasion de tenter un premier bilan des recherches menées depuis une quinzaine d’année et de mener une réflexion à dimension épistémologique. Il va de soi que chacun des processus évoqués sera considéré sous l’angle des dynamiques spatiales (aires culturelles) et temporelles, la volonté d’établir une périodisation et une grille de lecture géopolitique constituant d’une des finalités du colloque.

Problématique du colloque :

On attend du proposant qu’il se situe par rapport au cadre conceptuel suivant, qui devrait assez largement déterminer la répartition par journées :

Les relations culturelles internationales au XXème siècle : entre diplomatie (...) Approche formelle des relations culturelles internationales : La diplomatie culturelle. Les échanges culturels. Transferts et acculturations.

- Approche fonctionnelle des relations culturelles internationales : Les acteurs. Les mécanismes. Les sites.

- Approche conjoncturelle des relations culturelles internationales : Le temps : une périodisation. L’espace : aires et axes de la relation. Le sens : rapports de forces, apogées et déclins.

Langues du colloque : Français, anglais

Envoi de la proposition de communication :

La proposition est adressée, avant le 15 septembre 2004, par voie électronique (de préférence) ou postale, sous la forme :
- d’un intitulé provisoire ;
- d’une déclaration d’intention d’une page A4 maximum ;
- d’un curriculum vitae et d’une bibliographie de l’auteur.

Adresse de l’envoi :

Madame Sandrine Moras, IRICE, Université de Paris

117, rue de la Sorbonne, 75231 Paris Cedex 05

ipr@univ-paris1.fr

Comité d’organisation :

- Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines
- Centre d’histoire sociale du XXème siècle-Paris1-CNRS
- IRICE (Paris1-CNRS).
- Centre d’histoire de l’Europe au vingtième siècle
- CHEVS (Sciences-po).


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