Les publics des salles de musiques actuelles

Publié le jeudi 25 avril 2019

Spectacle

Présentée au Printemps de Bourges le 18 avril, l’étude sur le public des musiques actuelles en France réalisée par SoCo pour Agi-Son repose sur les réponses de 1.393 spectateurs et spectatrices des salles de musiques actuelles en France.

Basée sur l’évaluation de la campagne de prévention « HEIN ?! », qui se déploie chaque année à partir de novembre grâce aux relais régionaux Agi-Son, cette enquête nationale vise à approfondir la connaissance des profils et pratiques des publics des salles de musiques actuelles en France et sonde leurs expériences et perceptions des risques auditifs.

Son objet porte sur les spectateurs qui fréquentent les salles de musiques actuelles en France. Au total 1.393 personnes ont répondu à l’enquête entre novembre 2018 et février 2019.

Principaux enseignements :
  • La moyenne d’âge des répondants s’établit à 37 ans. Cet âge moyen est plus élevé que celui du public des festivals de musiques actuelles (30 ans) et moins élevé que celui du public de musique classique (54 ans).
  • Près de la moitié du public de salles de concerts (46,5%) a des enfants, et un tiers des adultes interrogés se rendent en concert ou festival avec des enfants (qu’ils soient parents ou accompagnateurs en tant qu’oncle/tante, cousin·e, etc.). Près de 68% des enfants accompagnés en concert ont moins de 16 ans.
  • Un peu plus d’1 spectateur de concerts sur 2 (57,8%) vit dans de petites et moyennes communes de moins de 50 000 habitants, quand c’est le cas de 3 français sur 4 (76,3%). Et inversement, quand seuls 23,7% des français vivent dans des communes de plus de 50 000 habitants, c’est le cas de 42,1% des spectateurs de concerts. Ceci atteste d’un public de concerts majoritairement citadin.
  • Le public des concerts compte plus d’actifs employés ou cadres et d’étudiants qu’ils ne sont représentés dans la population française. À l’inverse, il compte moins d’ouvriers et de retraités.
  • De manière générale, le public a des goûts musicaux variés, avec un penchant marqué pour le Rock. En revanche, s’il a moins de 30 ans, le Hip-Hop et l’Electro sont les styles musicaux les plus plébiscités. Parmi les styles préférés du public, le choix du metal comme du hip hop ont des dimensions identitaires plus fortes.
  • Les plus de 45 ans sont significativement plus nombreux que les autres à préférer la chanson/pop, le rock, les musiques du monde et le jazz. Les moins de 35 ans sont proportionnellement plus nombreux à préférer le hip hop et l’électro, idem pour les moins de 25 ans avec la techno.
  • Les lieux dans lesquels le public se rend le plus souvent est celui des salles de moyenne jauge (93%), suivi des cafés-concerts fréquentés par 86,6% du public de concerts. Près de 42% du public a également fréquenté une salle de grande capacité (type Zénith) au cours des 12 derniers mois, et 25,8% une ou plusieurs boîtes de nuit.
  • La fréquentation des festivals est préférée par l’ensemble des mois de 35 ans, celle des clubs par les moins de 25 ans et les cafés-concerts par la tranche d’âge des 26-35 ans. Il n’y a en revanche pas d’âge significatif pour la fréquentation des salles de moyenne jauge.
  • 81,4% du public de concerts a déjà eu un acouphène (sifflement ou bourdonnement dans les oreilles) suite à une exposition sonore, dont 17,1% en a régulièrement. 6 spectateurs sur 10 ont déjà eu l’impression de moins bien entendre (62,1%) suite à une exposition au son, parmi eux 10,5% déclarent que cela leur arrive souvent.
  • Les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à avoir eu des acouphènes : 64% contre 64,7%, bien que les hommes soient un peu plus nombreux que les femmes à en avoir régulièrement : 15,5% pour les femmes, contre 18,8% pour les hommes.
Méthodologie : La base de données sur laquelle est fondée l’analyse respecte le principe de diversification des données, par la multiplicité des salles, styles musicaux et territoires étudiés. La représentativité des résultats est assurée grâce à la pondération des variables socio-démographiques, en l’occurrence les variables d’origine géographique (pondération par régions) et de sexe. Suite aux redressements, l’échantillon à partir duquel nous travaillons présente une structure, une taille et une précision permettant d’en dégager des analyses.

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