Les DRM en question

Musique enregistrée

Alors que le vote de la DADVSI les avait plébiscités, les DRM (Digital Right Management) semblent ne plus trop avoir le vent en poupe, y compris au sein des industries musicales. La question est maintenant (re)posée : les DRM, à quoi ça sert ?

La réaction de Steve Jobs, patron d’Apple, a fait grand bruit : dans une lettre ouverte du 6 février, il annonçait qu’Apple allait renoncer aux DRM ! Ce revirement de position est à mettre au fait d’un développement de la musique sans DRM qui s’implante dans nos marché (VirginMega, Fnac.com...), et de certains risques judiciaires concernant leurs utilisations (les DRM d’Apple ont été interdit en Norvège). Et dans cette lettre, il n’est pas loin de rejeter la faute aux industries du disques...
Pourtant ces dernières ont aussi avancé sur ce point, notamment EMI qui serait prête à abandonner ses DRM, constatant qu’ils sont susceptibles d’être un frein à l’achat.

Un récent sondage du cabinet Jupiter Research annonce d’ailleurs que 62% des professionnels de la musique en Europe seraient contre l’utilisation des DRM. Alors à quoi servent les DRM ?

La publication prochaine des travaux de la Fing apporteront un éclairage sur ce point, revenant sur la différence entre MTP (mesures techniques de protection) et DRM (qui contiennent des données autres que celles liées aux systèmes anti-copies) et envisageant l’avenir entre "avec ou sans" DRM, mais aussi en analysant ce que pourraient être des DRM d’une autre génération.

Le débat secoue un ensemble très large d’acteurs de la musique. Le 6 mars prochain, le syndicat français de managers, le MMFF, organisera ainsi la prochaine réunion de ses membres autour de cette question : les DRM, à quoi ça sert ?


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