Le marché français de la musique enregistrée en recul de 5,3% en 2014

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Musique enregistrée

Le Snep vient de publier l’édition 2015 de l’économie de la production musicale. Dans un marché global en baisse, les tendances observées depuis quelques années se confirment : baisse des ventes physiques, non compensées par la hausse du marché numérique tiré vers le haut par le streaming, et augmentation des droits voisins.

Comme prévu, le rebond de 2013 ne s’est pas poursuivi en 2014. Le marché français de la musique enregistrée est en baisse de 5,3% en 2014, pour un montant total de 570,6 millions d’euros (contre 603,2 en 2013). La courbe de valeur est donc toujours descendante : en 6 ans, c’est un quart de la valeur qui s’est perdue. Hors droits voisins, les ventes de musique enregistrée totalisent 458,6 millions d’euros (-7%).

Le marché français de la musique enregistrée en recul de 5,3% en (...)

Le marché numérique porté par le streaming

Pour la première fois en 2014, les revenus du streaming (72,6 millions d’euros) ont dépassé ceux du téléchargement (53,8 millions d’euros), représentant ainsi 55% du marché numérique (contre 50% en 2013). Une tendance qui confirme l’installation du streaming comme modalité de consommation privilégiée de la musique, avec un tiers des revenus en plus en 2014, contre -19% pour le téléchargement. Pour le Snep, "Le streaming réinvente notre rapport à la musique et l’industrie musicale s’adapte à ce nouveau mode de consommation. Car celui-ci répond à une inspiration profonde de l’homo numericus : avoir un accès à sa musique à tout moment et à tout endroit". Et le lancement récent d’Apple music, polémiques mises à part, devrait renforcer davantage la "bataille du streaming".

Le marché physique poursuit sa baisse

En 2014, le marché physique de la musique enregistrée a chuté de 11,5%, dont -12% pour les albums et -6% pour les vidéos musicales. Cette baisse de décompose ainsi = -24% pour le répertoire classique, -4% pour le répertoire francophone te -24% pour le répertoire international. Dans ce marché morose, la part des productions françaises atteint tout de même son plus haut niveau depuis 10 ans, avec 74% de sveltes de variétés.

Un marché mondial stable

En 2014, les revenus mondiaux de la musique enregistrée ont représenté 15 milliards de dollars. Un chiffre stable par rapport à 2013 (-0.4 %). Hors droits voisins, la baisse est de 1,2% (contre 5,4% en 2013). Ce redressement est en partie du au retour à la croissance du marché américain (+2,1%), au ralentissement e la chute dy marché japonais, cependant toujours dans le rouge (-6% contre -17% en 2013), et aux évolutions contrastées en Europe : légère croissance du marché allemand (+1,5%), baisse des marchés anglais (-4,2%) et français.

Le marché numérique (6,85 milliards de dollars, 50% de part des ventes, contre 43% en 2013) fait jeu égal avec le marché physique (6,81 milliards de dollars). Les ventes numériques progressent de 6,9%, et les revenus du streaming font un bond de 39%.

Pour accompagner ces chiffres, L’Économie de la production musicale 2015 présente également un chapitre sur les enjeux de la production phonographique française, ainsi qu’un chapitre sur la consommation de musique en regard des autres marchés de biens culturels (vidéo, jeux, livres). En 2014, 242 albums francophones ont été commercialisés (contre 207 en 2013), et 119 nouvelles signatures d’artistes français ont été réalisées, contre 79 contrats rendus. La France est d’ailleurs, avec l’Espagne, le seul pays européen qui affiche un Top 10 albums constitué de 100% de productions locales.


Lire le rapport
L’Économie de la production musicale 2015


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