Le journalisme musical à l’épreuve du marketing et de la paranoïa numérique

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Le journaliste de l’AFP Paul Ricard vient de faire paraître un billet à propos des difficultés rencontrées par les journalistes musicaux dans leur relation aux maisons de disques. Il y décrit les "logiques marketing et la paranoïa du piratage sur Internet" qui imposent des conditions d’exercice drastiques aux médias.

"Ecoutes d’albums dans des locaux surprotégés, clauses de confidentialité, embargos... Les journalistes musicaux se heurtent aux conditions de plus en plus drastiques imposées par les maisons de disques et dictées à la fois par des logiques marketing et la paranoïa du piratage sur internet." C’est cette situation que décrit le journaliste Paul Ricard dans sa note.
Il y explique comment les maisons de disques, pour ne pas voir les productions apparaître sur Internet avant leur sortie, ont changé leur méthode vis-à -vis des journalistes en qui ils n’ont, apparemment, qu’une confiance limitée.

Les envois promo ne sont plus la norme, et ont été remplacés par des envois de CD "watermarkés" (les fichiers numériques sont marqués au nom du journaliste pour en assurer la traçabilité sur Internet) ou par des écoutes directement dans les locaux des producteurs, sans que jamais le disque ne soit délivré aux médias. Ce fût ainsi le cas pour les derniers albums de Madonna (Warner), Portishead (Universal) ou Julien Doré (Sony-BMG).

"Le comble de cette paranoïa a été atteint pour l’écoute du nouvel album de Coldplay. Pour y assister, fin mai dans les locaux parisiens d’EMI, les journalistes ont dû se délester de leur téléphone portable et être fouillés au détecteur de métaux par des employés anglais de la multinationale."

Paul Ricard signale également dans ce billet les entraves faites à "la liberté de la presse", les journalistes devant signer des clauses de confidentialité leur interdisant de parler du disque avant que la maison de disques ne l’aient décidé, en fonction de sa logique marketing.

Lire la dépêche de Paul Ricard

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