Le CNV n’entend pas perdre l’humour

Spectacle

Par une motion adoptée en conseil d’administration le 13 avril, le CNV "exprime son opposition formelle et définitive" à l’intégration au bénéfice de l’ASTP (Association pour le soutien du théâtre privé) de la taxe sur les spectacles perçus pour les spectacles d’humour non musicaux.

Cette motion a été approuvée à l’unanimité des membres présents et représentés au CA (moins les quatre voix des représentants de l’Etat qui se sont abstenus) et a été transmise au Ministre de la Culture et de la Communication. Elle fait suite à la publication du rapport Financement du spectacle vivant remis fin mars à ce même Ministre et qui vise, entre autres, à clarifier le périmètre de la taxe sur les spectacles en prévision du futur Centre national de la musique (CNM).

"Si le CNV, pour sa part, appelle de ses vœux depuis plusieurs années la clarification des missions et de la répartition de la taxe sur les spectacles entre l’ASTP et lui-même, (...) il n’entend nullement que l’objectif d’une meilleure classification des catégories de spectacles se traduise par le rattachement de l’une d’entre elles, relevant jusqu’ici sans ambigüité de la catégorie des spectacles de variétés, au titre des sketches ou des one man show, a celle des spectacles d’art dramatique lyrique ou chorégraphique."

Sur fond de tension entre le CNV et l’ASTP, c’est près de 62 millions d’euros par an qui sont en jeu dans la redéfinition du périmètre de la taxe. Ces spectacles ont en effet représenté 21% du nombre total des représentations de variétés et de musiques actuelles répertoriées par le CNV en 2010, 11% des entrées soit 2,3 millions de spectateurs, et 10% des recettes, soit 62 millions euros.
Le CNV fait par ailleurs valoir que cette manne participe pleinement au développement du secteur ainsi qu’à la cohérence de l’approche à la fois économique et culturelle que le CNV déploie en sa faveur grâce à son système d’aides (droit de tirage et aides sélectives).

Ainsi, "le CA du CNV exprime son opposition formelle et définitive à une telle proposition, comme à toute autre visant à restreindre, altérer, voire démanteler, à travers la redéfinition du périmètre de la taxe sur les spectacles, les missions d’intérêt général qu’il conduit au profit de l’ensemble du secteur du spectacle vivant musical et des variétés".

Le site du CNV et de l’ASTP


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