Le Burex défend l’export

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Tout en renouvelant son bureau et son CA, le Bureau export de la musique française est entré dans une nouvelle stratégie. Face à la baisse des crédits publics alloués aux dispositifs pilotés par le Burex, l’organisme cherche à défendre l’export des productions françaises auprès des parlementaires à travers la publication d’un Journal de la musique française dans le monde.

Sorti en juin, le premier numéro de cette revue est disponible en ligne sur le site du Burex. Il met en avant un argumentaire fort : "un disque produit en France sur trois s’est vendu hors de l’Hexagone". L’objectif est ainsi de mettre en avant, par des chiffres et interviews (ici Patrick Zelnik, DG de Naïve), l’export nécessaire des productions françaises dans le cadre de la crise économique du disque qui touche particulièrement le marché français.

Signé par l’ancien président du Burex, Jean-Philippe Allard (PDG d’Universal Music Publishing France) juste avant qu’il ne cède la place à Gilles Paire (vice-président de Naïve) à la tête de l’organisme, l’édito de ce Journal affiche clairement l’ambition de la revue : que les pouvoirs publics constatent l’importance de l’export dans les carrières d’artistes produits en France, et que les dispositifs portés par le Burex dans le cadre d’un co-financement public/privé soient consolidés et repensés sans désengagement.

"La vitalité de la musique française
dans le monde n’a jamais été aussi
forte !

Elle se reflète dans les chiffres officiels :
les producteurs phonographiques français
génèrent à l’international un chiffre
d’affaires annuel de près de 150 millions
d’euros, sachant qu’en 2008, un disque
produit en France sur trois s’est vendu
hors de l’Hexagone.
L’export est devenu crucial pour les professionnels
français, et pas uniquement
pour les producteurs de disques mais
également pour les éditeurs musicaux et
les producteurs de spectacles.
Pour développer la carrière de leurs artistes,
ils ne peuvent plus se contenter
d’un marché national durement touché
par la crise et doivent absolument s’appuyer
sur une stratégie internationale
solide pour atteindre leurs objectifs.
Depuis 15 ans, le Bureau Export accompagne
les sociétés françaises du secteur
dans leur travail à l’export grâce à un
dispositif d’aides basé sur le soutien financier,
le conseil et la mise en relation
quotidienne avec les professionnels internationaux
de la musique sur les principaux
territoires de marché.
Plébiscité par la filière, ce dispositif de
qualité résulte d’un financement partagé
de façon exceptionnelle entre organismes
professionnels et pouvoirs publics
,
principalement le Ministère de la Culture
et de la Communication et le Ministère
des Affaires Etrangères et Européennes.
Or il pourrait être remis en cause par
la baisse de la subvention du Ministère
des Affaires Etrangères et Européennes
à laquelle le Bureau Export doit faire face
pour la deuxième année consécutive
.
Sans contester la réforme nécessaire de
l’audiovisuel extérieur français, il nous
apparaît indispensable et stratégique de
renouer les fils de la concertation pour
mettre en place, ensemble, un nouveau
dispositif encore plus efficace
et
continuer ainsi à accompagner toujours
mieux le travail à l’export de toute une
filière et le rayonnement de la musique
française dans le monde…"

A noter qu’au-delà de cette nouvelle stratégie de communication envers les parlementaires, le Burex ouvre également son CA pour la première fois à un producteur de spectacles (Thierry Langlois, gérant d’Unit-T) et à un éditeur (Nicolas Galibert, président de Sony ATV Publishing).
Quant au nouveau bureau, il est composé comme suit :
- Président : Gilles Paire (vice-président de Naïve)
- Vice-président : Alain Veille (DG de WEA)
- Trésorier : Jean-Baptiste Rivail (Directeur international chez Harmonia Mundi)
- Secrétaire général : David El Sayegh (DG du Snep)
- Secrétaire général adjoint : Jérôme Roger (DG de l’UPFI)
En plus de ceux précités, les autres membres du CA sont Stéphane Elfassi (Record Makers), Olivier Lacourt (Discograph), Christophe Lameignère (Sony Music France), Olivier Montfort (EMI Music France) et Pascal Nègre (Universal Music France).

Le site du Bureau export de la musique française


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