Clap de fin du Bato Fou

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Spectacle

Après 25 ans d’existence et 10 ans de labellisation "Scène de musiques actuelles", l’association culturelle réunionnaise Le Bato Fou a été mise en liquidation judiciaire.

Clap de fin du Bato Fou Le communiqué de l’association :

« Après plus de 25 années d’existence dont 4 passées sur la commune du Tampon, le Bato Fou est contraint de tirer sa révérence, suite à la liquidation judiciaire prononcée le 26 décembre dernier.

Porteuse du label ministériel « Scène de Musiques Actuelles » pendant plus de 10 ans, l’association Bato Fou a contribué au soutien et à l’émergence d’artistes et de musiciens réunionnais (Lindigo, Christine Salem, Alex Sorres…), tout en accueillant les plus illustres représentants de la musique péï (René Lacaille, Danyel Waro, Ziskakan, Davy Sicard…), de l’Océan Indien (Jaojoby, Medicis, M’Toro Chamou…) et du monde entier (Sepultura, Ez3kiel, Wax Taylor, Poppa Chubby…).

Installée au Tampon et plus précisément à la Plaine des Cafres à partir de 2010, membre adhérent de la Fédération des Lieux de Spectacle Vivant de La Réunion, de la Fedelima (Fédération nationale des Lieux de Musiques Actuelles) et du SMA (Syndicat des Musiques Actuelles), l’association était ainsi entrée en phase de préfiguration depuis cette date, suite aux propositions de la commune de la doter d’une nouvelle salle de spectacles et d’espaces administratifs à même d’accueillir les nouvelles missions et orientations de la structure (soutien à la création, diffusion musicale, centre de ressources, ouverture aux arts numériques).

Malheureusement, suite au silence et au désengagement progressif de la Ville du Tampon (gel du dossier d’aménagement de la future salle de spectacle depuis fin 2011 et diminution de moitié de son aide financière), en dépit du soutien de ses autres partenaires (Région, Département et Direction des Affaires Culturelles de l’Océan-Indien), l’association, sans ressources propres suffisantes, n’a plus d’autres choix que de cesser ses activités.

Cette décision précipite ainsi la disparition d’une des structures culturelles réunionnaises les plus importantes et dynamiques, accentuant ainsi le manque d’équipements professionnels en milieu rural et tout particulièrement dans les Hauts de l’île, et privant la Réunion d’un futur lieu axé fortement sur la création, les résidences d’artistes et les arts numériques.

Nous remercions une dernière fois les artistes, publics, institutions, associations, usagers, étudiants, passionnés, partenaires publics et privés, et tous ceux qui ont permis à ce projet d’exister au plus près de ses préoccupations principales : permettre à chacun de découvrir, d’explorer et de nourrir les différentes facettes de la musique et du spectacle vivant.

L’ékip Bato Fou »

Le site du Bato Fou


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