La synthèse du colloque "Musiques underground : stratégies d’acteurs et politiques publiques" disponible en ligne

Publié le lundi 27 juin 2005

Actes de colloque

Un dossier "Musiques et politique", synthétisant les communications du colloque du 17 juin "Musiques underground : stratégies d’acteurs et politiques publiques" est publié par la revue en ligne "C@hiers de psychologie politique".

"La perspective ici adoptée se réfère à un domaine spécifique de pratiques sociales et de consommation fortement connotées historiquement et socialement, dites des « musiques underground ». Conformément à un livre précédemment publié (Seca, 2001), nous préférons les appellations « musiques underground » ou « alternatives » à d’autres (« actuelles », « électrifiées », « amplifiées » ou « émergentes ») parce qu’elles permettent d’évoquer l’empreinte « minoritariste » et « amatrice » des conduites auxquelles elles se réfèrent. Le rapport à la convention, la position face à la commercialisation, le déni de l’imitation des vedettes, la recherche d’un public et d’un « vedettariat », même limité à quelques amis, la volonté de préserver une authenticité expressive et une démarche originale apparaissent comme les caractéristiques essentielles de ces styles et de leurs praticiens qui, bien que se voulant dissidents, en marge, opposés, demeurent tourmentés par les normes majoritaires de la réussite et par le caractère populaire de leur mode expressif. La qualification « musique populaire » est aussi assez souvent utilisée dans la suite de ce dossier, accolée à l’adjectif « électronique » « techno », « metal », « rap » ou « rock », pour désigner ces courants assez divers et réémergents fascinés à la fois par la divergence minoritaire et par la fusion avec les foules."

Jean-Marie SECA

Pour consulter les actes du colloque dans son intégralité (puis cliquer sur sommaire).

Sommaire :

- Introduction au dossier « Musiques et politique »,
Jean-Marie Seca

- Court commentaire sur l’album Chansons « contre »,
Benjamin Matalon

- Les musiques populaires : commerce, loisir, underground ou tiers-secteur ? Gérôme Guibert

- La transe des fêtes techno, de l’expérience d’un corps collectif à la socialisation, Lionel Pourtau

- Metal et politique : pour une compréhension sociologique des références aux extrémismes politiques dans la musique metal, Alexis Mombelet & Nicolas Walzer

- Musique underground, stratégie souterraine et acteurs de l’ombre : des différentes tentatives de construction d’une culture d’extrême droite. (Rythmes noirs, acteurs bruns et musique blanche), Gildas Lescop

- Vingt ans de Live Aid : comment le charity rock a-t-il transformé l’engagement politique en musique populaire ? Yasmine Carlet & Jean-Marie Seca

- Un témoignage adressé : parole du rap et parole collective, Anthony Pecqueux

- « La Rizière » de la contestation : Graine de dissidence khmère francophone au Cambodge, « pays du sourire » et du marché musical conformiste, Jean-Philippe Pétesch

- Les enjeux de l’appropriation de l’espace par les acteurs des musiques underground, Bertrand Voisin

Pour en savoir plus sur l’organisation du colloque, voir l’article du 20 avril 2005.


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