La presse rock en France

Publié le vendredi 14 février 2014

Rencontre

Le Centre d’histoire de Sciences-Po et le Laboratoire communication et politique du CNRS proposent, le 6 mars prochain, une séance ouverte consacrée à la presse rock en France, avec Gérôme Guibert et Franck Vergeade .

Gérome Guibert

Le 6 mars prochain, le groupe de travail "Presse magazine, source et objet d’histoire" propose, sous le double patronage du Centre d’histoire de Sciences-Po et du Laboratoire Communication et Politique (UPR3255, CNRS), une séance ouverte à tous consacrée à « La presse rock en France » .

Cette rencontre se déroule sous la forme d’un dialogue entre chercheurs et professionnels du secteur avec Gérôme Guibert , maître de conférences en sociologie à l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3 , chercheur au Cim et Franck Vergeade, rédacteur en chef du magazine « Magic », fondé en 1995.

Si on peut trouver quelques précurseurs, la presse magazine française traitant de rock débute avec le confidentiel Disco Revue en 1961 et le très médiatique Salut les Copains l’année suivante. Avec la diffusion massive des musiques populaires, en particulier auprès des nouvelles générations d’adolescents via le disque, la radio, les concerts ou, dans une moindre mesure, la télévision, la presse magazine traitant de rock prend de l’importance en même temps qu’elle se spécialise.

Franck Vergeade

Ainsi, les évolutions divergentes des titres peuvent être liées à la position sociale des lecteurs auxquels ils s’adressent (par exemple pour le rock, la fameuse tripartition Rock’n’Folk, Best et Extra au début des années 1970), au périmètre des genres musicaux traités (l’apparition d’une presse metal au début des années 1980, d’une presse indie pop dans la seconde partie des années 1980, puis d’une presse rap, reggae ou techno dans les années 1990), ou à la place du lecteur dans la filière ou le monde de l’art (magazines pour les instrumentistes, pour les professionnels, pour les fans, fanzines militants…).

Dépendante d’un système de distribution centralisé, la presse magazine dédiée aux musiques actuelles est à la fois marquée par l’apparition et la disparition de nombreux titres, le maintien sur le long terme de quelques-uns (Rock’n’Folk, Les Inrockuptibles). Elle perd son rôle crucial au tournant des années 2000, avec le développement d’internet. Il semble qu’elle perdure aujourd’hui, soit en élargissant sa cible traditionnelle, soit en adoptant une logique de niche et un profil spécialisé (chroniques de disque, articles de fond …), soit en migrant sur Internet.


Le séminaire se déroule au :
Laboratoire Communication et Politique
24 rue Saint Georges, 75009 Paris (salle de réunion du 3e étage)
de 15h00 à 17h00

- Plus d’information
Centre d’histoire de Sciences-Po



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