La filière musicale fait son consensus sur l’export

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Comme annoncé dans notre focus, ce Midem a été marqué par une mobilisation de la filière française pour défendre les enjeux de l’export. Un message consensuel entendu par la ministre qui a corroboré cette volonté.

La filière musicale fait son consensus sur l'export
Déjeuner-débat Prodiss/TPLM autour de l’export

Les enjeux de l’export ne sont pas nouveaux pour les acteurs français de la musique. Même si l’importance du marché national a longtemps atténué l’urgence des besoins de développement à l’international, la France a connu des étendards efficaces, de « Paris, capitale des musiques du monde » à la French touch, par exemple. Plus prosaïquement, elle a été pionnière en se dotant dès 1993 d’un dispositif institutionnel pour accompagner l’investissement des professionnels à l’étranger, le Bureau export de la musique française. Une association conçue par le regretté Jean-François Michel et abondée par les organismes professionnels, le ministères de la Culture et celui des Affaires étrangères.

Pour autant, l’accélération de la globalisation et des échanges dématérialisés, la montée en charge d’autres pays sur ce type de mobilisation, l’incertitude des financements publics, l’abandon du projet CNM,… toute une série de facteurs avaient quelques peu érodé l’enthousiasme ces dernières années. Un point d’orgue fut même atteint au Midem de janvier 2013 où planait l’hypothèse du retrait de l’abondement de ce guichet côté professionnels.

La reconstruction de la dynamique a donc pris du temps mais apparaît désormais bien enclenchée. C’est en tout cas ce qu’a voulu démontrer TPLM, l’association de la filière, en présentant d’une part son livre blanc « Les enjeux de la filière musicale à l’international » et en amenant le thème lors du déjeuner-débat organisé par le Prodiss au Midem.

Là, l’importance de l’export a pu être déclinée, profession par profession, dans la construction collective d’un discours solidaire plaidant pour un renforcement de l’appui des pouvoirs publics, argumenté notamment par un parallèle avec le traitement réservé au cinéma, la comparaison avec l’engagement réalisé dans d’autres pays européens ou encore l’opportunité d’une croissance du chiffre d’affaires chiffrée à 4% en trois ans.

Une opération évidemment préparée à l’intention de la ministre de la Culture qui, de passage sur le Salon, a indiqué sa volonté d’augmenter sa contribution au Bureau export en se déclarant sensible à l’engagement des organismes professionnels d’en prendre leur part.
En parallèle, la filière a donc présenté son propre « rapport » appuyant vingt propositions construisant une stratégie globale et orientant le renforcement des moyens nécessaires à cette ambition.

Lire le “rapport” de TPLM


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