La filière musicale accueille le nouveau président de France Télévisions

Publié le mardi 6 juillet 2010

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Très mobilisée sur la la place de la musique à la télévision, la filière musicale, réunie au sein de TPLM, n’a pas attendu pour interpeller le futur président de France Télévisions désigné par Nicolas Sarkozy.

La désignation de Rémy Pflimlin pour prendre la présidence du groupe France Télévisions implique encore plusieurs auditions (CSA, Assemblée nationale, Sénat). Tous Pour La Musique (TPLM) — qui regroupe l’ensemble des organisations professionnelles de la filière musicale (Adami, CSDEM, MMFF, Prodiss, Sacem, SCPP, SDLC, SFA, Snac, Snep, SPPF, Unac, UPFI …) ainsi que le CNV, le FCM et l’Irma — souhaite saisir l’occasion pour y faire débattre de la place de la musique sur les chaînes.

Très mobilisée sur cette question, TPLM a récemment publié une analyse sur la "Chanson à la télévision", constat partagé et cosigné par l’Adami, la CSDEM, MMF, la Scaem, le Snep et l’Upfi.
Aujourd’hui, l’association a souhaité rappeler au futur président de France Télévisions que : "que la place accordée à la chanson est en chute libre depuis 2000 avec une baisse de près de 60 % sur France 2 et de 46 % sur France 3."


Communiqué de TPLM en date du 6 juillet 2010 :

NOMINATION DU PRESIDENT DE FRANCE TELEVISIONS : LA FILIERE MUSICALE SOUHAITE QUE SES FUTURS DIRIGEANTS REDONNENT A LA CHANSON ET A TOUTES LES MUSIQUES L’EXPOSITION QU’ELLES MERITENT.

Les organisations professionnelles et sociétés civiles de la filière musicale, membres de Tous Pour La Musique, félicitent Rémy Pflimlin pour sa nomination par le Président de la République, au poste de Président de France Télévisions.

Elles souhaitent que les auditions auxquelles doivent procéder le CSA et les Commissions des Affaires Culturelles de l’Assemblée Nationale et du Sénat soient l’occasion, pour le futur Président de France Télévisions, de faire connaître ses intentions concernant la place de la musique et du spectacle vivant sur les différentes antennes de France Télévisions. Elles rappellent que la place accordée à la chanson est en chute libre depuis 2000 avec une baisse de près de 60 % sur France 2 et de 46 % sur France 3. Le temps d’antenne occupé par toutes les formes de musique est extrêmement faible, même en tenant compte de France 4, et l’exposition des répertoires musicaux, lorsqu’elle a lieu, intervient de plus à des horaires de faible audience. Pour redonner au service public toute sa dimension de laboratoire des idées et de la création musicale, les acteurs de la filière musicale souhaitent la programmation d’une émission au minimum mensuelle dédiée aux musiques actuelles, dans toutes ses expressions, et en mettant l’accent sur les nouveaux talents – aux heures de grandes écoutes sur France 2, chaîne généraliste et rassembleuse par excellence. Ils souhaitent également que France Télévisions favorise l’innovation et l’émergence de nouveaux formats en matière d’émissions musicales.

Au-delà, il est temps de mettre fin à un statut législatif et réglementaire handicapant, tant du point de vue des investissements que de la diffusion des émissions musicales composées principalement de chansons. Les professionnels de la musique attendent des pouvoirs publics l’ouverture d’une réflexion qui devra déboucher sur des mesures incitant les diffuseurs à consacrer davantage de place à la musique et aux émissions de variétés.


Voir également :
- Rapport 2009 de l’Observatoire de la Musique "Indicateurs de la diversité musicale dans le paysage audiovisuel",
- Sur la création de TPLM.


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