La FNCC pour une approche sereine et concertée des politiques en faveur des arts et de la culture

Publié le

Politique culturelle

Dans un communiqué daté du 5 mars, la FNCC (Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture) appelle à une approche sereine et concertée des politiques en faveur des arts et de la culture. Gel des crédits, hausse du taux réduit de TVA, création du Centre National de la musique..., la FNCC dénonce un calendrier précipité et un manque de concertation.

COMMUNIQUE DE PRESSE :

Pour une approche sereine et concertée des politiques en faveur des arts et de la culture

La FNCC pour une approche sereine et concertée des politiques en faveur des (...)"Alors même que l’actuelle période électorale devrait être le temps de la proposition et du débat, les politiques culturelles publiques sont l’objet d’une inflation de décisions aux lourdes conséquences.

Celles-ci sont d’ordre à la fois stratégique, financier et administratif. Toutes ont leur logique, leurs raisons, mais toutes aussi mériteraient davantage de concertation et, surtout, d’attendre le vote national.

- La loi de finances rectificative 2012 prévoit une économie générale d’environ un milliard d’euros dont plus de 34 millions seront demandés à la mission Culture du budget de la rue de Valois. Est-ce bien le moment de préempter aussi lourdement les financements d’un secteur d’activité essentiel tant à l’épanouissement de la vie sociale qu’au dynamisme de l’économie ?

- Autre perspective de réduction des budgets dédiés à la culture, le ‘‘gel” des crédits 2012 (6%), et ce alors que, traditionnellement, le ministère de la Culture en était exempté.

- De manière plus globale, la hausse du taux réduit de TVA va peser sur l’activité culturelle, et impacter directement les budgets de collectivités territoriales dans leur politiques du cinéma (dispositifs ‘‘collège au cinéma”, ‘‘lycée au cinéma”…) ou pour les achats de spectacles. Cette charge accrue s’ajoute au gel des dotations de l’Etat aux collectivités et aux effets de la suppression de la taxe professionnelle.

- Du point de vue stratégique, le projet de création du Centre national de la musique, engagé au départ sans concertation avec les collectivités territoriales et ne prévoyant pas leur représentation dans ses instances de pilotage - alors même que sur ce champ elles sont des financeurs et des acteurs essentiels -, exigera un effort budgétaire de la part du ministère (le chiffre de 15M€ est évoqué). Bien entendu, le CNM a pour vocation de trouver de nouvelles sources de financements pour le secteur musical, par exemple des taxations d’opérateur d’Internet. Mais, à
court et moyen terme, sa mise en place commencera par générer des inquiétudes qui, dans le difficile contexte actuel, ne pourront qu’accroître le désarroi de beaucoup.

- Enfin, le projet de circulaire du ministère de la Culture encadrant le soutien de l’Etat aux salles non labellisées, soit un millier de lieux dont les 110 scènes conventionnées, augure d’une concentration de ses moyens et donc ici encore un ‘‘transfert” aux pouvoirs locaux là aussi peu concerté dans leurs besoins, leurs attentes et leurs choix.

Tout en ayant conscience des nécessités particulières qu’impose un contexte de rigueur, les élus de la FNCC estiment que leur calendrier de ces décisions n’est pas opportun et que leur préparation n’a pas été suffisamment ouverte. Ils réaffirment également ici, dans l’esprit de solidarité entre collectivités territoriales qu’a concrétisé la Déclaration d’Avignon de juillet 2010, leur profond engagement aux côtés de l’ensemble des acteurs des arts et de la culture."

Pour le Bureau de la FNCC,
le président, Philippe Laurent
Lundi 5 mars 2012


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU