L’UPFI estime que la mutation numérique est en passe de réussir

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Musique enregistrée

En préambule au Midem, le syndicat des producteurs indépendants de musique enregistrée, organisait ce jour un point de presse afin d’affirmer que « le pari de la musique en ligne est en passe de réussir » tout en indiquant que « pour gagner cette bataille et préserver la diversité culturelle, la filière a plus que jamais besoin d’un soutien fort et sans faille de la part des pouvoirs publics ».

Estimant que la conversion devrait néanmoins prendre encore cinq à dix ans, Stéphan Bourdoiseau, son président, précisait « la musique aura fini sa mutation bien avant le cinéma, l’audiovisuel, le livre et la presse ; ces secteurs s’inspirent aujourd’hui des expériences du nôtre pour aborder leur propre mutation ». Rappelant que, au niveau mondial, les recettes issues du numérique atteignent désormais un tiers des revenus, il indiquait que la France est en train de combler son retard, avec une progression de 25% pour 2011.

Dans le contexte électoral, l’Upfi fait donc valoir son opposition tant à la mise en place d’un mécanisme de licence globale, « concept dépassé à l’heure où tout les catalogues musicaux sont disponibles sur les réseaux numérique, destructeur de valeur pour l’ensemble des acteurs et contraire à l’esprit d’innovation qui caractérise internet », qu’à l’imposition d’un système de gestion collective obligatoire pour la distribution de contenus musicaux en ligne.

Affirmant leur soutien à la création du CNM (Centre national de la Musique), « outil idéal pour ajuster les déséquilibres créés par l’économie de marché sur le financement des productions locales, la rémunération des ayants droit, la diversité et le pluralisme des acteurs », les producteurs indépendants indiquaient également leur attachement à la réponse graduée, « réponse essentiellement pédagogique et préventive pour lutter contre les échanges illicites ».

Le syndicat tiendra sa traditionnelle conférence de presse annuelle au Midem, lundi prochain, notamment pour présenter son « plan d’action 2012-2013 », sa revendication de la pérennisation du crédit d’impôt à la production phonographique et d’une exposition plus large de toutes les musiques, à la télévision et à la radio.

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