Ifpi : Le marché mondial de la musique enregistrée en hausse de 0,3% en 2012

Publié le mercredi 27 février 2013

Musique enregistrée

Selon le rapport annuel de l’Ifpi, qui vient de paraître, l’industrie de la musique enregistrée serait en voie de redressement. Avec une hausse de 0,3%, c’est le meilleur résultat depuis 1999. 2013 sera-t-elle l’année tant attendue de la normalisation ?

0,3%, la hausse est minime. Mais bien réelle. Et ce n’était pas arrivé depuis 1999. Les ventes mondiales de musique enregistrée pour 2012 sont à la hausse, après 12 années de baisse consécutives. Le montant atteint est de 16,5 milliards de dollars (12,6 milliards d’euros). Et 8 des 20 principaux marchés mondiaux présentent un résultat positif pour 2012 : le Canada, l’Australie, le Brésil, le Mexique, l’Inde, le Japon, la Norvège, la Suède. Pour Frances Moore, directeur général de l’IFPI intérrogée par l’AFP, ces bons résultats « sont des succès durement acquis par une industrie qui a su innover, qui s’est battue et s’est transformée en une décennie. »

Pour mémoire, en 1999, ce marché représentait 28,6 milliards de dollars (21,8 milliards d’euros). Les raisons de l’effondrement sont connus : démocratisation d’Internet, développement du téléchargement illégal, non-anticipation et retard des professionnels dans la mutation numérique...

Le numérique continue sa progression

Depuis, les choses ont évolué. Les offres de musique numérique légales se sont multipliées, les utilisateurs ont aussi pris leurs marques et ont de plus en plus recours à ces services. Les revenus des maisons de disques provenant du numérique pour l’année 2012 sont estimés à 5,6 milliards de dollars, en hausse de 9% par rapport à 2011. Ils représentent désormais plus d’un tiers (34%) de leur chiffre d’affaires global. Pour un nombre croissant de territoires, le numérique est la source de revenus la plus importante, c’est le cas de l’Inde, de la Norvège, de la Suède et des États-Unis.

Les distributeurs numériques continuent également de progresser. Au début de l’année 2011, les principaux acteurs internationaux étaient présents dans 23 pays. Deux ans plus tard, leurs activités se sont développées sur plus de 100 territoires. En 2012, des pays comme le Kenya, le Sri Lanka ou le Vietnam ont vu s’ouvrir les premiers services de distribution de musique digitale. Il existe aujourd’hui à travers le monde plus de 500 entreprises distribuant la musique sous forme numérique, mettant ainsi à la disposition du public plus de 30 millions de titres.

Un marché diversifié

Qu’il s’agisse des téléchargements à l’acte (+12% pour 4,3 milliards d’unités vendues), des revenus issus des abonnements (+44%, pour atteindre 20 millions d’abonnés payants dans le monde), du streaming de vidéos (Youtube compte ainsi plus de 800 millions d’utilisateurs actifs, et 9 des 10 vidéos les plus populaires sont liées à la musique), des webradios, des droits de synchronisation et des droits voisins, tous ces revenus recensés par l’Ifpi à l’échelle mondiale sont en croissance.

Ces bons résultats du marché de la musique numérique ne doivent cependant pas faire oublier qu’en dépit de sa descente fulgurante sur ces dernières années, le marché physique est toujours celui qui génère la majorité des revenus issus de la musique enregistrée. De même, la bonne santé du numérique est fragile, comme le rappelle Frances Moore. « Nos marchés restent faussés par les téléchargements illégaux et gratuits de musique (...) C’est un problème face auquel les gouvernements ont un rôle essentiel à jouer, notamment en exigeant une plus grande coopération des annonceurs, des moteurs de recherche, des fournisseurs d’accès internet et d’autres intermédiaires. »


Consulter le Ifpi Digital music report 2013 :

Consulter The Digital Music Consumer, a Global Perspective :



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