Focus : quand la data locale se mondialise

Publié le lundi 7 avril 2014

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Deuxième partie du focus du mois de l’Irma sur les mesures d’audience. L’industrie musicale s’est toujours dotée de moyens pour connaître les musiques et artistes les plus populaires. L’arrivée récente de services innovants qui reflètent les nouveaux usages des consommateurs sur le net amène un grand changement. L’époque est à la granularité, à la décomposition et à l’analyse des actions des consommateurs. Un panorama international, par Emmanuel Legrand.

Depuis que l’industrie musicale existe, elle s’est dotée de moyens pour savoir quelles étaient les musiques et les artistes les plus populaires. Les éditeurs de musique au début de XXe siècle jaugeaient la popularité de leurs chansons au nombre de partitions achetées, puis il a fallu comptabiliser les ventes de produits physiques tels les 78 tours puis les 45T, les 33T et enfin des CD. Avec le développement de la radio, il a fallu aussi trouver des instruments de mesure des passages radio. Et désormais, les instruments de mesure ont envahi le champ numérique, traquant les streams audio et vidéo, l’activité sur les réseaux sociaux et toute trace laissée par les internautes dans leurs activités numériques, comme les torrents.

Pour exposer ces informations, des magazines comme Cashbox et Billboard aux États-Unis se sont développés sur la base de classements exclusifs et inédits sur les ventes de disques ou de passages radio. Billboard, initialement créé pour couvrir le business de l’affichage publicitaire (d’où son nom), est devenu au cours du siècle dernier l’outil principal de mesure de produits musicaux concoctés par une industrie phonographique en plein développement. Son premier classement date de 1913 : c’était un chart des partitions les plus vendues. Avec le temps sont venus s’ajouter de nombreux autres classements (le premier "hit-parade" date de 1936), en particulier le Billboard Hit 100 pour les singles et le Billboard 200 Albums. Le magazine arborait fièrement sa baseline "Ce n’est pas un hit s’il n’est pas dans Billboard  !"(...)

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