Fedelima : l’intérêt général en difficulté

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Structuration

Dans un communiqué, la Fedelima, acteur essentiel de la structuration des musiques actuelles, interpelle sur les difficultés financières auxquelles la fédération doit faire face. Au risque de "dénaturer sa mission d’intérêt général".

COMMUNIQUÉ


LE FAIT FÉDÉRAL, UN OBJET D’INTÉRÊT GÉNÉRAL EN DIFFICULTÉ !

Le cas de la FEDELIMA !

Fedelima : l'intérêt général en difficulté
Nantes, le 10 octobre 2013

La structuration des musiques actuelles est portée pour une grande part par des regroupements d’acteurs sur le plan national ou territorial.

La Fédurok et la Fédération des Scènes de Jazz et de musiques improvisées (FSJ) ont avec d’autres fédérations et réseaux, participé activement au développement des musiques dites actuelles et plus globalement au spectacle vivant. Elles l’ont toujours fait dans un souci d’intérêt général, cherchant à créer les conditions les plus propices à une construction collective qui permettent aux lieux, aux autres acteurs artistiques et culturels, aux collectivités publiques et aux services de l’Etat de mieux se connaître, d’échanger et de travailler ensemble. Mené dans une incertitude financière, ce travail a été de longue haleine, sans réelle reconnaissance initiale à l’instar des musiques défendues, mais a malgré tout donné naissance à des outils et espaces communs utiles (AGI-SON, Concertation Nationale des Musiques Actuelles, SMA, Live DMA, …) au développement du secteur dans son ensemble.

Aux termes d’un parcours volontariste, les deux fédérations ont mis en œuvre un rapprochement pour créer une nouvelle fédération, conscientes de la nécessité de s’adapter aux différentes évolutions et de les anticiper. C’est ainsi que la FEDELIMA a vu le jour au 1er janvier 2013. Forte de 135 membres, cette nouvelle configuration fédérale se veut plus participative et plus ouverte avec de nouveaux types d’acteurs membres. Elle se définit plus comme un outil de soutien, d’accompagnement et de coordination collective et d’espaces de production, de contenus à géométrie variable aussi bien techniques que politiques.

Aux termes de plus de 6 mois d’activité, même si elle tend à démontrer son intérêt, cette dynamique fédérale connaît des difficultés d’ordre financier. Des financements nettement en dessous des demandes et des baisses de subventions, à hauteur de 80 000 euros, ont fragilisé la fédération. Comme d’autres regroupements de ce type, la FEDELIMA a besoin d’une assise financière qui lui permette de fonctionner sans avoir à chercher de la prestation et risquer ainsi de dénaturer sa mission d’intérêt général. Or, c’est ce qui lui manque. Ainsi pour finir au mieux l’année 2013 sur la base d’une maîtrise de ses charges, pour préserver son organisation et le travail engagé, la FEDELIMA a sollicité le 7 septembre dernier de façon exceptionnelle ses adhérents. Ces derniers répondent positivement et démontrent ainsi leur volonté à faire exister cet outil. Les principaux partenaires que sont le ministère de la Culture et de la Communication (DGCA) et le Centre National des Variétés (CNV) sont aussi soucieux de trouver des soutiens et cherchent des solutions.

Désormais s’engage en parallèle un travail de fond sur l’avenir de la nouvelle fédération qui doit donner lieu à des décisions lors d’une Assemblée Générale en tout début d’année 2014. Le Bureau Exécutif souhaite ainsi mobiliser d’ici là les partenaires afin d’examiner toutes les possibilités d’un partenariat durable et adapté.

Nous sommes plus que jamais convaincus de l’intérêt de cet outil pour les lieux eux-mêmes, les autres acteurs et les collectivités publiques, et souhaitons ardemment dégager des perspectives favorables à un réel développement fédéral.

Pour le Bureau Exécutif,
Guillaume Léchevin, président


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