Export : près de 7% de croissance pour la musique "made in France"

Publié le jeudi 27 juin 2019

Économie

En croissance depuis 2010, le chiffre d’affaires à l’export de la filière dépasse la barre des 300M€ en 2018, soit une croissance de +6,7% par rapport à 2017 et de +50% depuis 2010.

Répartition par territoire
Le premier territoire d’export reste l’Europe. L’Allemagne, la Belgique, la Suisse et le Royaume-Uni demeurent les pays où s’exporte le mieux la production française. Ces territoires représentent à eux seuls la moitié du chiffre d’affaires en Europe. L’Amérique du Nord constitue le second continent de marché pour la France après l’Europe, les Etats-Unis représentant une source de revenus supérieure à l’Allemagne ou au Royaume-Uni. L’exportation des productions françaises se renforce également en Asie qui représente 7,5% des revenus povenant de l’international.

Production phonographique
Portée par le streaming, la production phonographique française connaît une croissance à l’export sans précédent en 2018. Avec 80,1 M€, le secteur enregistre une augmentation de 16% de ses revenus par rapport à 2017, bien au dessus de la croissance mondiale moyenne du marché de la musique enregistrée qui s’élève à 9,7%.
Preuve de l’engouement international pour les productions françaises, 37 artistes ont été certifiés cette année. Si les musiques électroniques continuent de séduire, la langue française s’affranchit des frontières et s’illustre tant dans les musiques urbaines que dans la pop et la chanson française.

Spectacle et tournée
Les résultats du spectacle vivant confirment l’intérêt international pour la musique produite en France. Avec plus de 4000 concerts recensés par Le Bureau Export, la production de spectacles musicaux croît de 3% en 2018 pour atteindre 75,1M€ de chiffre d’affaires.
Si les musiques actuelles affichent une croissance continue et progressive depuis 2015, les revenus issus des musiques classique et contemporaine ont, eux, doublé depuis 3 ans.

Édition et gestion de droits
En 2018, l’édition musicale enregistre un chiffre d’affaires de 54.9M€ à l’export (revenus hors Sacem). Ce chiffre est en légère augmentation par rapport à 2017 : +2%.
Cette croissance est due notamment à la progression des droits digitaux qui augmentent de 25% par rapport à 2017. Les synchronisations continuent de représenter 30% des revenus à l’export des éditeurs et sont elles aussi en croissance (+5% par rapport à 2017).
Si l’Europe est le premier marché hors France, le reste du monde n’est pas en reste et représente 41% du chiffre d’affaires à l’export de l’édition, porté par l’Amérique du Nord et l’Asie.


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU