European Lab - Construire et réinventer l’entreprise culturelle

Publié le jeudi 16 mai 2013

Economie

Le 9 mai, la 3e journée de rencontres de l’European Lab fut consacrée au monde de l’entreprise culturelle. La diversification des activités et des sources de financement est apparue comme un constat partagé auquel chacun cherche ses réponses… Comme en écho, le ministère de la Culture (DGMIC) a profité de l’événement pour présenter le guide Entreprendre dans les industries culturelles.

Steven Hearn, président de la holding Scintillo (Troisième pôle, Gaîté lyrique, Créatis…), était attendu pour faire un point d’étape sur la mission de réflexion et de recommandation sur l’entrepreneuriat culturel, mission confiée par le ministère de la Culture et de la Communication le 27 février dernier. Ce qu’il en ressort pour l’heure tient en quelques chiffres et orientations : les entreprises culturelles, qui représentent 7% du PIB en France et sont pour 60% d’entre elles des TPE, apparaissent à la pointe de l’innovation ("modèle économique prototypal"), y compris en termes de coopération (cluster et grappe d’entreprises) et construisent sans doute des repères pour l’entreprise de demain. En revanche, rien n’a été dévoilé concernant les éventuelles adaptations législatives et fiscales au monde de l’entreprise culturelle. Il faudra attendre le rendu de la mission prévu pour septembre prochain.

Entre autres présentations de labels historiques (storytelling de Pias, DFA Records…), de festivals récemment créés (Mira !, Baléapop…) et de services innovants (les incubateurs Créatis et Nova Iska), la même observation était partagée par les professionnels de tout horizon : l’entreprise culturelle doit s’autonomiser et diversifier ses activités et sources de financements propres ou privés. Là où Julien Catala (Super ! mon amour) part sur un modèle de multi-activité (tourneur, promo, label, festival…), le festival barcelonais Sonar, qui subit l’augmentation de la TVA espagnole, a développé sa marque à l’international, exportant avec bénéfice son nom jusqu’au Brésil ou en Croatie.

Enfin, Philippe Tilly, chargé de mission sur le financement des industries culturelles à la DGMIC (ministère de la Culture et de la Communication), est intervenu en fin de journée pour présenter le guide Entreprendre dans les industries culturelles, estimant au passage que cette publication témoignait également "de l’évolution du ministère de la Culture".
Ce guide présente les différents dispositifs nationaux de soutien à la création et au développement des entreprises culturelles, détaillant à la fois les subventions, les systèmes de prêts et de garanties bancaires, les mesures fiscales, les aides à l’embauche, les services de conseil et d’accompagnement ainsi que certaines aides spécifiques (pour le développement à l’international et les demandeurs d’emploi).
En savoir plus sur le guide Entreprendre dans les industries culturelles


Le site de l’European Lab

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