En direct du Midem : les chiffres de l’Adami

Publié le

Artiste

Au tour de l’Adami de présenter ses chiffres lors du Midem : 51 Millions d’euros (toutes licences légales) de droits perçus en 2010, 56 000 comptes artistes crédités, 1,3 millions d’euros réinjectés dans la production...Tous les chiffres clés.

Lors de sa conférence de presse, l’Adami a présenté ses chiffres et ses chantiers. Étaient présents en tribune, Jean-François Dutertre, Michel Joubert, Benjamin Sauzay et Bruno Boutleux.

Pour 2010, le montant des droits perçus s’élève à 51 millions d’euros (toutes licences légales), dont 11,5 millions pour la copie privée sonore et 17 millions pour la rémunération équitable, pour un total de 56 000 comptes artistes crédités.

Les principaux chiffres

1,03 %

C’est la part du Chiffre d’affaires des industriels de matériels et de supports amovibles consacrée à la copie privée sonore (source GFK, dossier "25 ans de la copie privée sonore"). Bruno Boutleux a rappelé que : « C’est bien parce que l’on autorise le public à copier sur des supports que l’industrie du support peut se développer ». La France, par rapport à certains pays, a la chance de pouvoir assujettir les nouveaux supports, comme l’iPad et les autoradios à disques durs.

Les membres en tribune ont ensuite évoqué la revalorisation des barèmes de la rémunération équitable pour les lieux publics qui n’avait pas évolué depuis 23 ans, ce qui correspond au bouclage d’un cycle complet de négociations avec l’ensemble des redevables (radios, télé…), et a permis également de se rapprocher des barèmes des droits d’auteur. L’Adami s’est dite « désolée de la polémique des coiffeurs qui a fait de la Sacem la victime collatérale ».

49 %

Chiffre édifiant d’un point de vue macroéconomique, 49 %, c’est le pourcentage que représentent les droits versés aux artistes par rapport aux royalties. L’importance des droits voisins pour les artistes interprètes connaît une importance grandissante, liée essentiellement à la crise de l’industrie du disque… Bruno Boutleux a rappelé qu’aujourd’hui les revenus se sont atomisés et au final, le poids des rémunérations annexes ont pris une importance toute particulière », d’où l’importance de la défense d’une gestion collective étendue aux nouveaux usages que permet Internet.
La nouvelle profession de chasseur de droits se développe et s’en remet aux sociétés de gestion collective

1,3 millions d’euros réinjectés dans la production

En 2010, l’Adami a aidé 215 albums, soit 1,3 millions d’euros réinjectés dans la production (soit 101 structures en musiques actuelles dont 1/3 pour des artistes-producteurs). L’aide moyenne est de l’ordre de 6130 euros soit 20 % des budgets représentés. L’aide au disque est une aide en forte progression et l’Adami y contribue de plus en plus.

7,4 millions d’internautes par mois

C’est le chiffre de fréquentation concernant la plateforme Megaupload, en augmentation de 35 % sur l’année. L’Adami s’inquiète du développement de ces systèmes de contournement : « L’ironie de cette histoire est que c’est un site payant […] ce qui renforce l’idée qu’il y a un consentement à payer de la part du consommateur » a rappelé M. Boutleux, "sans oublier le développement du Cloudcomputing où l’on « déporte » dans des fermes d’ordinateusr les fichiers hébergés."

Les informations principales

En direct du Midem : les chiffres de l'Adami L’Adami s’est montrée très heureuse de la prise de position du ministre qui va de pair avec la notion "d’Internet civilisé" évoquée par le Président de la République.

- La baisse du coût de l’offre TV par Free, sortant la TV de son offre Triple play en la ramenant à 1,99 euros, se trouve presque exonéré de la contribution au Cosip.


Internet et gestion collective

- Suite à l’accord Hoog, pour la première fois, Internet et gestion collective sont liés. Bruno Boutleux a rappelé que le webcasting semi-interactif amènera des négociations pour la mise en place d’un avenant à la Convention collective de l’édition phonographique. D’une portée certes limitée pour l’instant, le délégué général de l’Adami a déclaré qu’il lui semblait important d’apporter la démonstration que la gestion collective était possible et adaptée, sans renoncer à une gestion collective étendue (streaming, abonnement, téléchargement…).

L’Adami a terminé en rappelant son attachement à Tous pour la Musique, outil qui a permis de rapprocher les acteurs.


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU