Eléments statistiques sur la diffusion des spectacles de variétés et de musiques actuelles

Etude

Grâce aux données recueillies à l’occasion de la perception de la taxe collectée sur la billetterie, le CNV dresse pour la première fois une photographie chiffrée de la diffusion des spectacles entrant dans le champ de la taxe.

Communiqué du CNV :

Le 14 juin 2006

Le Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz publie des
éléments statistiques inédits sur la diffusion des spectacles de
variétés et de musiques actuelles.

Le secteur du spectacle vivant dans le domaine des variétés et des musiques actuelles [1] repose sur une
organisation et une structuration professionnelle récentes, de moins de 30 ans ; cette relative jeunesse
explique en grande partie qu’il n’a pas encore développé des outils et des pratiques lui permettant de bien
se décrire et se compter, à la différence notable du secteur cinématographique.

Ce constat a incité le ministère de la Culture et les professionnels du secteur à confier au CNV une mission
de Centre de ressources, avec comme priorité la nécessité de mieux appréhender les « fondamentaux »
du secteur, sur le terrain économique et social.
Le document que propose, aujourd’hui, le CNV en téléchargement sur son site internet (www.cnv.fr)
s’inscrit dans le droit fil de cette mission et de ces priorités. Les données recueillies à l’occasion de la
perception de la taxe que le CNV collecte sur la billetterie des spectacles vivants de variétés permettent,
pour la première fois et de manière inédite, de dresser une photographie de la diffusion des
spectacles entrant dans le champ de la taxe.

Au 30 avril 2006, le nombre total d’entrées déclarées [2] au titre de spectacles organisés en 2005 est de
15,6 millions, pour 29.689 représentations à entrées payantes. Une représentation moyenne compte 525
entrées pour un prix moyen hors taxe du billet de 26 euros.

La répartition par genre montre que la « Chanson » représente 36 % des entrées déclarées au CNV, suivie
du « Pop-Rock et genres assimilés » à hauteur de 18 % des entrées déclarées, du « spectacle d’humour,
musical ou non) pour 14 %. Suivent les « musiques du monde » (7%), le « Jazz et les musiques
improvisées » (6%)...etc

La répartition géographique des entrées payantes déclarées mesure les parts respectives de l’Ile de
France et des autres régions ; la première représente à elle- seule 46 % des représentations déclarées,
mais « seulement » 35 % des entrées déclarées. Les régions Rhône-Alpes, PACA et Pays de la Loire
pointent en tête, et dans cet ordre, derrière l’Ile-de-France, et devant les régions Bretagne, Nord-Pas-De-
Calais, Midi-Pyrénées...

On note enfin, à propos du statut juridique des organisateurs, que le secteur associatif arrive en tête du
nombre de représentations déclarées (45 %, contre 43 % aux entreprises à statut commercial) ; en
revanche, ces proportions s’inversent si l’on vise le nombre d’entrées (27 % pour le secteur associatif
contre 66 % pour les entreprises à statut commercial) et davantage encore si l’on vise la taxe générée
(16 % pour le secteur associatif et 80 % pour les entreprises en forme commerciale)

Cette livraison statistique plus détaillée est téléchargeable sur www.cnv.fr et sera désormais annuelle,
permettant ainsi de suivre utilement des évolutions fort instructives.

Pour plus d’informations :
Service communication : Frédéric Rosenthal : 01 56 69 11 40
frederic.rosenthal@cnv.fr / fax : 01 53 75 42 61 / http://www.cnv.fr

Téléchargez l’étude dans son intégralité en cliquant ici.

[1Les spectacles assujettis, considérés comme spectacles de variétés au sens de la réglementation (décret n°2004-117 du 4 février 2004), sont :
« les tours de chant, concerts et spectacles de jazz, de rock, de musique électronique, les spectacles ne comportant pas de continuité de
composition dramatique autour d’un thème central et s’analysant comme une suite de tableaux de genres variés tels que sketches, chansons,
danses, attractions visuelles, les spectacles d’illusionnistes, les spectacles aquatiques ou sur glace » ; les spectacles musicaux ou comédies
musicales, ne bénéficiant d’aucune aide de l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP).

[2Le choix a été fait d’arrêter le décompte des déclarations pour les spectacles 2005 au 30 avril 2006, date limite théorique de
déclarations des derniers spectacles de 2005 ; bien évidemment, d’autres déclarations portant sur 2005 pourront continuer à 
parvenir au CNV dans les mois à venir, mais le choix d’un décompte au 30 avril sera repris dans les années à venir pour
permettre les comparaisons. On rappellera également que ne sont, par définition, pris en compte pour ces statistiques que les
représentations effectivement déclarées.


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