Croissance de 5,4% pour le marché français de la production musicale

Musique enregistrée

En une décennie, le modèle économique est passé de l’achat à l’accès, le streaming tirant toujours un peu plus un marché qui retrouve son niveau de 2010. Fait nouveau : désormais près de 10% de la population française est abonné premium.

Performances économiques

Le Syndicat national de l’édition phonographique (Snep) publie un bilan 2019 sous forme de Décryptage & performances du marché français de la musique enregistrée.

Ces données témoignent de la poursuite de croissance entamée en 2016 par le marché français de la musique enregistrée (+ 5,4% en 2019, pour un chiffre d’affaires global de 772,5 M€). Cette croissance mesurée, légèrement en deçà de celle à l’échelle internationale (+9,7% dans le monde en 2018) reste stable depuis 4 ans et permet au marché de retrouver un niveau de CA équivalent à celui de 2010.

En 10 ans, la structure du marché a en revanche été profondément bouleversée puisque les exploitations numériques sont devenues la première source de chiffre d’affaires, et continuent de porter la croissance (+ 18,6%). À lui seul, le streaming représente 59% du marché.

Si les ventes physiques fléchissent à nouveau de 10% en 2019, elles génèrent toujours 37% du CA, le CD étant la seconde source de revenus (derrière le streaming par abonnement), et le vinyle se stabilisant autour de 20% du CA des ventes physiques.

Données d’usages et prospectives

Avec le récent développement des offres familiales pour le streaming par abonnement, le nombre d’abonnés a pour la première fois franchi en 2019 le cap des 10% de la population française (9,4 M d’utilisateurs premium), avec des streamers de toute génération confondue (un quart des utilisateurs a plus de 55 ans).

Pour autant, le véritable potentiel de croissance pour les années à venir réside dans la capacité à continuer de faire croître ce nombre d’abonnés payant (en comparaison, Netflix comptait 6 M d’abonnés en France en septembre dernier), ce qui constitue un enjeu majeur et complexe selon le Snep : « Le challenge à remporter pour la musique sera aussi de gagner la bataille de l’arbitrage des consommateurs, de plus en plus sollicités par des abonnements à des contenus toujours plus divers (contenus sportifs, audiovisuels etc) ».

La dynamique « made in France »

Dans son décryptage, le Snep revient également sur le succès des productions françaises qui représentent 19 des 20 meilleures ventes 2019, et pas moins de 80% du Top 200.
Concernant les nouveautés, parmi les 46 jeunes talents qui placent un premier album dans les 200 meilleures ventes, 42 sont des productions françaises !

Comme en a récemment témoigné le Bureau export, le succès de ces productions françaises se confirme également à l’export où 2019 constitue une année record (plus d’infos).

À la conférence de presse du SNEP - 25 février 2020

Bilan 2019 du Snep :
Communiqué
Décryptage & performances du marché français de la musique enregistrée


Économie - Business , Musique enregistrée , Streaming , Usages - Consommation


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU