Création d’un Conseil supérieur pour les musiques actuelles

Structuration

C’est vendredi, au ForuMa de Nancy, que le ministre de la culture a annoncé la mise en place d’un Conseil supérieur pour les musiques actuelles (CSMA) ainsi qu’un fonds d’avance remboursable pour les très petites entreprises (TPE) du secteur. Cependant, de nombreux intervenants se sont fait le relais des 1.000 participants de ces 3 jours de débats en revendiquant un rééquilibrage des moyens financiers.

En clôture des trois jours du ForuMa (Forum national des musiques actuelles) qui s’est tenu la semaine dernière à Nancy, Renaud Donnedieu de Vabres a annoncé la création d’un Conseil supérieur pour les musiques actuelles "placé auprès du Ministre" dans le but de "traiter de l’ensemble des sujets fondamentaux pour la structuration de ce secteur".

Cet organe, présidé par David Kessler, directeur de France Culture, sera composé "de l’ensemble des professionnels des musiques actuelles, des représentants des collectivités territoriales [et] des services de l’Etat" en répondant ainsi à une demande de pérennisation de la Concertation nationale. Son objectif est de mettre en place un programme de travail pour faire avancer les sujets problématiques tels que l’emploi, les pratiques amateurs, la formation, la diffusion...

Concernant la diffusion, le ministre a annoncé la mise en place d’un fonds d’avance remboursable pour les très petites entreprises (TPE) du secteur, doté de 2 millions d’euros et réabondé chaque année de 500.000 euros. Il a indiqué qu’un crédit d’impôt pour les PME du disque était à l’étude. Quant à la transposition de la directive européenne sur le droit d’auteur, il a rappelé que le projet de loi devrait être présenté devant le Parlement en décembre.

Face aux milles acteurs réunis à Nancy pour débattre de l’évolution du secteur, le ministre a reconnu que les musiques actuelles ont longtemps été considérées "comme un secteur à part, voire un peu marginal au ministère de la Culture".

Face à la demande sans effet de nombreux intervenants concernant un rééquilibrage budgétaire, Olivier Durif, président de la FAMDT a estimé que "la politique musicale est décalée de la réalité", et Eric Boistard, président de la Fédurok, qu’il y a "un problème de fond dans ce secteur qui génère énormément de TVA et qui a à peine les moyens de fonctionner".


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