Contribution de Gérôme Guibert

Publié le vendredi 17 décembre 2004

Au sein des musiques actuelles comme ailleurs, on peut dire qu’il y a deux mondes, le monde universitaire, de la recherche et le monde professionnel. Et les points de contact ne sont pas si nombreux, mais ils se développent. Gérôme Guibert nous donne quelques pistes.

Quels sont les points communs, les jonctions, entre recherche universitaire et filière musicale professionnelle ?

- Du point de vue de la recherche, les publications (livres, articles) accessibles en librairie ou sur le web et qui témoignent des recherches, les résument. Mais aussi des colloques transversaux (musique, arts, travail...) peu ouverts aux non-universitaires mais qui sont parfois publiés.

- Du point de vue des professionnels, des rencontres (collectifs, réseaux, rapports aux collectivités territoriales, professionnalisation) dont les actes sont là aussi disponibles.

- Les formations universitaires appliquées ou professionnalisantes, récentes dans le domaine de la culture (Licences, DESS), mais en croissance exponentielle (avec la réforme des Master) font que nombre d’étudiants cherchent à investir pour un stage ou un mémoire, les structures professionnelles. Ils rencontrent souvent des difficultés pour se positionner et réaliser un travail qui pourra être valorisé dans les deux mondes. A cet égard, il semble que les formations professionnalisantes les plus cotées soit celles qui relient des partenaires des 2 mondes (ex : dans le secteur, licence IRMA/Nanterre-Paris X ou DESS Fédurok/Trempolino/Univ. d’Angers).

- Ils rejoignent quelques chercheurs, trop peu nombreux, à la fois investis sur leur terrain dans les milieux professionnels et la recherche (comme Marc Touché avec le GEMA « groupe d’Etude sur les Musiques Amplifiées » au milieu des années 90). Il peut s’agir de doctorants, de chercheurs CNRS, universitaires ou free-lance temporairement embauchés par des structures professionnelles/collectivités territoriales dont les recherches sont souvent individuelles et peu relayées par des labos.

On perçoit donc un monde en mutation ou les jonctions se font plus importantes. L’enquête « Tour de Fance » de la Fédurok montre ainsi que les nouveaux salariés des lieux de ce réseau sont beaucoup plus diplômés que les anciens, autodidactes. Il y a donc un mouvement réflexif, de recul, de réflexion, beaucoup plus important chez les pro, lié à une demande d’enquête de la part de la recherche. Ce mouvement se retrouve au sein de l’université ou les « musiques amplifiées/actuelles » sont investies par un nombre croissant de chercheurs.


Synthèse de l’atelier

Pistes documentaires


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