Contribution d’André Cayot

Publié le vendredi 17 décembre 2004

Premier intervenant de cette tribune, André Cayot, inspecteur en charge des musiques actuelles à la DMDTS (ministère de la Culture) a repositionné cette concertation dans son contexte, notamment d’un point historique et en terme de politiques culturelles du point de vue de l’Etat.

Le devenir des lieux de musiques actuelles, qu’ils soient en convention avec l’Etat dans le cadre du dispositif SMAC ou qu’ils ne le soient pas, pose des questions de plus en plus cruciales au collectivités publiques, notamment dès lors que l’échéance de la fin des emplois jeunes se rapproche et alors que les problèmes de l’emploi permanent ne sont pas encore résolus.

Leurs interrogations nous renvoient à notre façon d’aborder la difficile question des « • labels•  » dont les SMAC font partie aux côtés des institutions du théâtre, de la danse, du cirque et des arts de la rue. Confrontée à la nécessaire évaluation du réseau des lieux et à la mise en œuvre d’un cahier des charges qui la rendrait possible, la DMDTS a d’abord posé une cadre classique, certainement réducteur, là où les acteurs attendaient un travail d’évaluation partagé, évolutif et ouvert pour que la prise en compte du secteur soit globale, et alors que la tendance générale va vers la concentration des efforts financiers des collectivités publiques sur des équipements dits structurants.

Constatant cet écart de pensée, les deux fédérations de lieux de musiques actuelles, Fédurok et Fsjmi, échauffées par la communication de la DMDTS sur ce cadre réducteur en juillet 2003, ont demandé au Ministre de la Culture de mettre en œuvre une concertation nationale qui pose l’ensemble des questions relatives au développement des musiques actuelles.

Ainsi, depuis le mois de mars 2004, un groupe de concertation nationale élargi aux représentants de l’ensemble des acteurs professionnels et des collectivités publiques concernés, s’est fixé• comme objectif de rédiger un texte cadre sur lequel les tous pourront s’appuyer pour conduire les concertations territoriales - communales, départementales et régionales - qui devraient aboutir à la prise en compte de l’ensemble des questions relatives aux développement des pratiques artistiques, à l’exposition, à la production et à la circulation des œuvres, au développement de l’action culturelle dans le domaine des musiques et des cultures actuelles.

C’est, pour la DMDTS, l’occasion de mettre en œuvre un processus partagé de réflexion et d’élaboration de la politique du ministère de la culture en faveur des musiques actuelles, avec les acteurs publics et privés concernés par le développement de ce secteur artistique.

Ce travail permanent, désormais durablement engagé, sera jalonné de rencontres qui permettront régulièrement d’en percevoir la pertinence. Les questions relatives à l’enseignement seront particulièrement abordées au printemps 2005 à Toulouse, tandis que le cadre global fera l’objet d’une communication au forum national des musiques actuelles en octobre 2005 à Nancy.


Synthèse de l’atelier

Pistes documentaires


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