Catherine Ruggeri : "Les aides du CNM seront assorties de conseil et d’expertise issus de l’observation"

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Politique

Rendez-vous avait été pris, puis décalé, puis finalement reporté… Depuis que Catherine Ruggeri a été nommée pour présider la mise en œuvre du Centre national de la musique (CNM), son agenda ne désemplit pas.
À la veille du Midem, pendant plus d’une heure, nous avons finalement pu discuter avec elle de l’avancement des travaux de création du CNM et des orientations prises.
Depuis, Romain Laleix a été nommé pour assurer la vice-présidence du Comité opérationnel. Nous l’avons donc également interrogé.

Catherine Ruggeri : "Les aides du CNM seront assorties de conseil et (...)Historienne de formation, ancienne élève de l’Ecole nationale d’administration, Catherine Ruggeri est Inspectrice générale des affaires culturelles (IGAC) et occupe depuis vingt-cinq ans de nombreuses fonctions dans l’administration culturelle au service de son financement, de la création artistique et des industries créatives.
Ancienne directrice du Centre national du livre, présidente suppléante de la commission de classification des œuvres cinématographiques, elle est également membre du collège de la commission de contrôle des organismes de gestion des droits d’auteur et des droits voisins.

Le 1er ministre a lancé le chantier du CNM fin janvier après la réception du rapport Cariou/Bois. Puis, le ministre de la culture vous a nommée, mi-mars, à la présidence de cette mise en œuvre. Trois mois plus tard, à la veille du Midem, quel est l’état d’avancement des travaux ?

En effet, le 21 mars, le ministre de la Culture a lancé les travaux de création du CNM. Depuis, la proposition de loi a été votée en première lecture à l’Assemblée nationale [le 6 mai] et cette loi prévoit que l’établissement public sera créé au 1er janvier 2020. Ceci constitue une grande avancée puisque nous ne parlons plus d’un projet de CNM, mais bien du Centre national de la musique, voté avec des considérations qui ont élargi son périmètre d’intervention depuis le rapport Cariou/Bois. Et, il faut le souligner, il s’agit de l’engagement personnel du ministre au service de la musique.

Cinq structures ont vocation à rejoindre ce CNM, à commencer par le CNV qui est au cœur de sa construction en qualité d’établissement public, ce qui facilitera la « bascule » administrative. Ensuite, quatre structures associatives privées devraient le rejoindre, à savoir le FCM, le Bureau Export, l’IRMA et le CALIF. Le champ d’action du CNM sera dès lors assez large et complet.

Le rapport Cariou/Bois restait un peu “optionnel“ sur l’intégration du Bureau Export dans le CNM. Aujourd’hui, la loi repose sur son intégration. Qu’est-ce qui a changé ?

Je précise que l’intégration des quatre structures privées est soumise à l’approbation des AG des associations concernées et à la signature d’une convention financière entre chacune d’elles et le futur établissement, mais la loi a effectivement prévu la possibilité pour le Bureau Export, mais aussi pour le CALIF, de rejoindre le CNM. 
Concernant l’exportation des musiques françaises, nous nous sommes aperçus que cela n’aurait pas grand sens de garder le Bureau Export en dehors du CNM, sans pouvoir lui donner les moyens nouveaux que l’établissement apportera. À l’heure où l’exposition internationale des artistes et des productions françaises est une question cruciale pour la filière, cela permettra d’être plus efficace en matière d’export.

Et pour le CALIF ?

Les choses se sont faites simplement. Lors d’une rencontre à l’IRMA, le CALIF a fait part de son souhait d’intégrer le CNM, et la possibilité de son intégration, et donc de son dispositif de soutien aux disquaires abondé par la DGMIC, ont été adoptés lors du débat parlementaire.

Quelle sera la place de la musique classique au sein de l’établissement ?

Le cœur du CNM sera naturellement le répertoire historique du CNV, celui des musiques actuelles et des variétés, humour compris. Néanmoins, le champ est opportunément plus large puisque le FCM et le Bureau Export proposent déjà des programmes de soutien à la musique classique et contemporaine. Le CNM va donc être amené à accompagner ces acteurs aussi bien dans les problématiques phonographiques, de tournées que dans leur écriture et leur adaptation au numérique et aux nouveaux usages.

Le CNM a-t-il vocation à porter d’autres dispositifs que ceux des structures intégrées ?

La loi prévoit également que les crédits d’impôt de la musique soient gérés par l’établissement. Sur ce point, l’intention du législateur est de renforcer la capacité de connaissance et d’évaluation du fonctionnement de ces crédits d’impôt, tout en réduisant les délais de traitement des dossiers et de versement des crédits obtenus.

Plus globalement, le CNM s’intéresse à l’ensemble de la filière, dans une logique transversale, à 360°. Des segments qui jusqu’alors étaient peu accompagnés vont l’être et nous allons nous intéresser au soutien aux éditeurs, mais également aux artistes autoproducteurs. Tout ce qui relève de l’autoproduction et de l’écriture des projets fera d’ailleurs pleinement partie des actions d’aide à la création du CNM.

Par amendement, une compétence en Éducation artistique et culturelle (EAC) a également été intégrée au CNM. Vu l’importance de cette thématique dans les politiques publiques, et la place de la musique dans les pratiques des jeunes, il eut été regrettable que le CNM soit incompétent pour intervenir dans ce domaine. Le ministère de la Culture et les législateurs sont conscients des craintes exprimées à ce sujet, notamment pour l’articulation de ces dispositifs entre DRAC et collectivités territoriales, mais l’action du CNM en la matière ne sera pas intrusive ; elle interviendra pour amplifier les politiques préexistantes, voire pour les compléter si nécessité se faisait jour et en accord avec ses principaux partenaires.

Enfin, le législateur a souhaité ajouter une compétence relative à la valorisation du patrimoine musical. En s’articulant avec les grands opérateurs qui sont responsables de la conservation des fonds, le CNM s’attachera à mettre en valeur ce patrimoine.

Concrètement, comment se déroulent actuellement les travaux de mise en place du CNM ?

Un groupe réunit les cinq structures préexistantes et l’administration du ministère pour discuter de toutes les questions, souvent techniques, qui président à la création de ce futur établissement. Cela nous permet notamment d’envisager les enjeux pour les salariés des dits établissements et d’anticiper la manière dont nous allons, avec eux, construire ce nouvel outil, à la fois pour eux et pour la filière.

Dans une logique plus politique, nous avons également mis en place un comité qui associe toute la filière, l’ensemble du monde musical, qu’il soit marchand ou non, à la construction de ce nouvel établissement public. Ce comité de pilotage élargi se réunit tous les mois ou presque, pour se concerter et recueillir des propositions concernant les missions de l’établissement et la manière dont vont se décliner les programmes de soutien, d’observation et d’innovation.

Dernière chose, nous avons monté un groupe de travail économique et financier qui réunit les organismes de gestion collective et les contributeurs à la taxe fiscale sur les spectacles. Ce groupe va lancer deux études pour mieux connaître le secteur, une sur les parcours d’artiste, et la seconde sur les parcours d’entreprise. L’autre sujet de travail a trait aux questions budgétaires… mais il faudra attendre le vote de la loi de finances. Nous espérons obtenir des orientations avant fin juillet, et les arbitrages définitifs interviendront à l’automne.

En quoi ce CNM est-il indispensable ?

À notre sens, il l’est pour deux raisons principales. La première est que nous constatons que la transformation du monde de la musique, notamment via le streaming, offre à la fois des possibilités immenses aux artistes, et change complètement la donne. Pour affronter cette opportunité et rester dans le jeu, le législateur a décidé de renforcer les moyens, non seulement financiers, mais également en matière de compréhension et de capacité d’anticipation de ces évolutions. La seconde tient naturellement à la volonté déterminée de maintenir la création française dans une énergie et une vitalité, sources de diversité, qui permette à chacun d’en vivre sur tous nos territoires.

C’est pourquoi la diversité des répertoires territoriaux et leur renforcement dans le monde seront des objectifs centraux. Le CNM sera armé pour défendre et promouvoir la place des musiques françaises à l’international. L’idée est d’ailleurs de concentrer nos moyens, toujours avec une finalité de diversité culturelle, afin de gagner en efficacité.
À cette fin, la filière devra se doter d’outils lui permettant d’appréhender les transformations et d’agir efficacement. Par exemple, les aides en soutien sélectif seront assorties de conseil et d’expertise issus de l’observation. Il s’agira donc à la fois d’un soutien financier et d’un soutien à la structuration et au développement.

Un projet de CNM a été travaillé en 2011 et 2012, et vous étiez déjà présente pour cette préfiguration. Qu’est-ce qui a changé par rapport à cette première version ?

Ce sont les attentes suscitées par ce projet qui ont changé. La crise de la musique enregistrée a modifié les situations des acteurs, de manière radicale, et l’adhésion au projet est peut-être plus forte et nécessaire aujourd’hui. En 2011, ce que nous essayions de faire consistait à « booster » la filière de la musique enregistrée. Le spectacle apparaissait encore, à certains égards, comme un moyen de valoriser la musique enregistrée même si des objectifs autonomes de développement le concernaient bien évidemment. Aujourd’hui, ce sont les artistes qui se trouvent au cœur du projet, ce qui constitue une différence majeure. Les stratégies à 360° et l’autonomie prise par l’artiste dans le chaînage de la filière suscitent à la fois des opportunités et des risques. Cela bouscule l’écosystème, mais cela apporte également une respiration, y compris sur les territoires, car il existe une grande liberté dans la possibilité d’être artiste aujourd’hui.

Il y a un autre aspect qui a changé en France depuis 2011 et qui renvoie à la capacité d’intervention plus limitée et contrainte des pouvoirs publics. Là-dessus, au regard de l’évolution de la situation sur les territoires, notre approche est pragmatique : si, grâce au CNM, nous trouvons des moyens pour développer des projets innovants, du soutien à l’émergence pour des répertoires sélectionnés, etc., ce serait dommage de s’interdire ces aides.

Pensez-vous qu’aujourd’hui tout le monde comprenne bien les travaux menés en vue du CNM ? Ou qu’au contraire, l’existence de différentes chapelles rend la communication plus compliquée ?

Il existe une difficulté en termes de communication, et plus largement de compréhension et de gestion du monde musical. En réalité, ce monde est binaire et, malheureusement, il a longtemps été bipolaire. L’objectif du CNM est justement de l’unifier, de retrouver de la cohésion et de la cohérence. La musique à un double fonctionnement, avec d’un côté un monde commercial qui, tout en étant totalement artistique, doit trouver des clients, et de l’autre de très nombreuses activités majoritairement non marchandes. Ce système a favorisé des représentations différenciées qui ont longtemps été antagoniques même si cela est moins vrai aujourd’hui qu’hier. En outre, la capacité de la filière musicale à défendre ses intérêts collectifs est beaucoup plus faible que dans d’autres secteurs.
Ce clivage est une difficulté que nous tentons de dépasser en plaçant l’artiste au centre du projet, ainsi que le ministre l’a rappelé. Un artiste a besoin d’être accompagné par des professionnels qui lui permettent de se développer et de grandir comme artiste : partant de là, les différences s’estompent, que vous soyez accompagné par un tourneur, un producteur de musique enregistrée, ou un éditeur. De cette manière, nous essayons de créer une cohésion et une cohérence au sein du monde musical pour réaliser ce que Roch-Olivier Maistre avait qualifié de « maison commune de la musique ».

Sur la communication, il est vrai que nous ne communiquons pas assez mais, à ce stade du projet, cela est inévitable. Beaucoup de choses dépendent du financement du CNM.. Cette phase est inconfortable et le prochain comité du 14 juin sera l’occasion d’avancer sur certains points. Mais nous ne pouvons pas lancer les groupes de travail avec les professionnels tant que nous ne connaissons pas l’enveloppe financière, même approximative, du CNM. Nous sommes à un gué pour l’instant, et dès que nous aurons passé le pont, nous pourrons mettre en œuvre la communication nécessaire.

Les quatre associations concernées ont leur propre mode de fonctionnement associatif et vont être intégrées à un établissement public qui n’est pas de même nature en matière d’organisation. Comment éviter les effets d’institutionnalisation et avoir des missions qui continuent à être portées en proximité comme elles le sont à l’heure actuelle ?

C’est une préoccupation. Il s’agit de penser une structure d’activité qui ne soit pas excessivement bureaucratique, mais qui permette au contraire de reconstruire de manière alvéolaire ce qui préexiste, avec une dynamique de projet transversale et des sphères d’autonomie suffisantes. Nous travaillons dans cet état d’esprit, avec l’envie d’être imaginatif, de faire mieux que ce qui existe. Cependant, n’exagérons pas, cet établissement demeurera relativement modeste, autour de 100 salariés : une dimension gérable.

Une autre manière de créer de la vie est également d’avoir des locaux qui le permettent. Nous ne pouvons prendre d’engagement pour l’instant, mais notre objectif est de construire un lieu collectif pour les salariés des différentes structures et qui soit également un lieu de vie permettant l’accueil de publics, pourquoi pas des showcases. Bref, le désir et les idées ne manquent pas à ce stade.

La question de l’immobilier n’est-elle pas corrélée à l’agenda du 1er janvier ?

Non, cela se fera ultérieurement durant l’année 2020.

Sous quelle forme le CNM sera-t-il prêt au 1er janvier ?

La loi prévoit que le CNV constituera le socle du CNM qui sera créé au 1er janvier 2020. Via des articles de transition, nous ferons en sorte de ne prendre aucun risque pour la continuité des services, en particulier pour les aides. Notre espérance est que les associations intègrent le CNM au 1er semestre 2020, mais, là encore, il ne faut pas que cet objectif introduise des situations de blocages qui seraient préjudiciables, d’autant que les cultures d’entreprise sont diverses ; nous aviserons en fonction des assemblées générales de chacune. L’important est que tout le monde soit intégré dans de bonnes conditions dans le courant de l’année 2020.

Cela se fera-t-il avec une femme comme vous à sa tête ?

C’est au ministre de la Culture de proposer une candidature au président de la République, donc c’est au ministre qu’il faudra poser la question.

Qu’est-ce qui vous motive personnellement sur cette difficile mission ?

Je vais vous faire un aveu : l’expérience du premier projet de CNM en 2011 a été ma plus belle expérience administrative, et la tristesse de son abandon a d’ailleurs été à la hauteur de cet enthousiasme. Aujourd’hui, je retrouve les acteurs de la musique avec un grand bonheur, et cela tient à la générosité qui existe dans cette filière, notamment dans les musiques actuelles que l’IRMA connaît si bien. J’y vois une énergie et un bonheur du partage que je retrouve dans peu d’univers culturels. Peut-être parce que l’émotion musicale a toujours existé dans la vie des êtres humains, à quelque culture qu’ils appartiennent.

Propos recueillis le 3 juin 2019 par Gilles Castagnac et Mathias Milliard


Romain Laleix
Vice-présidence de la mise en œuvre du CNM

Romain Laleix, secrétaire général du Bureau Export de la Musique, depuis le 15 février 2017, prend ses fonctions de vice-président du comité opérationnel de mise en place du centre national de la musique le 1er juillet 2019. Conseiller en charge de l’audiovisuel et du cinéma de la ministre de la Culture et de la Communication, Audrey Azoulay, de mars 2016 à mai 2017, Romain Laleix a réalisé l’essentiel de son parcours professionnel au sein de la Direction Générale des Médias et des Industries Culturelles du ministre de la Culture et de la Communication, en charge de la tutelle des organismes de l’audiovisuel public.


Au 1er juillet 2019

Vous venez de prendre vos fonctions de vice-président du comité opérationnel pour épauler Catherine Ruggeri dans la construction du projet CNM, quelle va être votre intervention dans ce processus ?

J’ai l’honneur et le plaisir de travailler auprès de Catherine Ruggeri au sein du comité opérationnel, depuis son installation en mars dernier. La mise en place du CNM nécessite de mener à bien un grand nombre de chantiers juridiques, économiques, financiers, sociaux, immobiliers et informatiques. Au fil du temps, il est apparu nécessaire de renforcer l’équipe de Catherine Ruggeri, en me permettant de me consacrer à 100% au comité, en qualité de vice-président. Je remercie beaucoup le ministre de la Culture, Franck Riester de sa confiance. Je remercie également Marc Thonon, Directeur Général du Bureau Export, d’avoir répondu favorablement à la demande du ministère de la Culture, en acceptant et en facilitant ma mise en congés de l’association. Valérie Rettien, responsable administrative et financière, assurera l’intérim des fonctions de secrétaire général, pour ce qui concerne l’administration de l’association et en particulier la gestion des ressources humaines et des finances.

Quels sont les chantiers sur lesquels vous allez pouvoir vous mobiliser ?

En parallèle du processus législatif qui se poursuit au Sénat, nous travaillons sur le projet de décret statutaire qui constituera, avec la loi, le texte de référence du futur établissement. Nous menons également les travaux préparatoires indispensables sur les questions économiques, sociales, financières et immobilières. Nous allons prochainement initier deux études sur la situation économique des auteurs, compositeurs et artistes interprètes et sur celles des entreprises de la musique. Les travaux sur les dispositifs de soutien commenceront quant à eux à la rentrée.

À terme, quels sont, selon vous, les grandes fonctions du CNM ?

Le ministre de la Culture, Franck Riester, l’a clairement affirmé lors de ses différentes interventions sur le sujet. Le CNM doit être un outil supplémentaire au service de la politique publique du ministère de la Culture, en matière de musique. Garantir la liberté, la diversité et le renouvellement de la création musicale, partout sur le territoire national. Permettre aux auteurs, compositeurs, artistes et à la pluralité des professionnels qui les soutiennent, de créer, d’aller à la rencontre de tous les publics et à la conquête du monde. Voilà ce que sont les objectifs du CNM ! Le cadre dans lequel évoluent celles et ceux qui contribuent à la création musicale a profondément changé. La révolution du numérique ouvre des perspectives inespérées il y a encore quelques années, mais bouleverse totalement l’écosystème existant. Les professionnels de la musique passent progressivement d’une économie artisanale à un environnement mondialisé fortement concurrentiel, qui nécessite des prises de risque de plus en plus importantes et favorise l’émergence d’opérateurs industriels. Le CNM doit permettre à l’Etat de comprendre ces évolutions, de mesurer ces rapports de force et d’en tirer les conséquences au regard de ses objectifs de politique publique. L’établissement doit développer une véritable connaissance de l’économie de la musique et, à la lumière de ces données, proposer un système de soutien adapté aux enjeux des professionnels, en rassemblant les forces du CNV, du Bureau Export, de l’IRMA, du FCM et du CALIF. Qu’il s’agisse de conseil et d’accompagnement ou d’aides financière, le CNM devra construire ses dispositifs à partir de la réalité des parcours des auteurs, des artistes et de la pluralité des organismes qui les entourent. Au fond, dans un monde ouvert et en constante évolution, le rôle du CNM est d’assurer le dynamisme et la diversité de la création musicale française, en recherchant par la concertation les équilibres nécessaires à un développement harmonieux des différentes composantes de l’écosystème musical.




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