Campagne 2007 de sensibilisation aux risques auditifs

Publié le lundi 1er octobre 2007

Gestion sonore

Pour que la musique reste un plaisir, Agi-Son lance une nouvelle campagne nationale de sensibilisation aux risques auditifs liés à la pratique et à l’écoute des musiques amplifiées. Deux journées d’informations accompagnent le lancement de la campagne durant le mois d’octobre.

Communiqué de presse d’Agi-Son :


« Pour que la musique reste un plaisir »
1er octobre 2007 : Campagne nationale de sensibilisation aux risques auditifs liés à la pratique et à l’écoute des musiques amplifiées

35 238 spectacles de variétés et de musiques actuelles et 16 127 063 spectateurs déclarés au CNV en 2006. 8 940 groupes de musiques amplifiées recensés la même année par l’IRMA .
Ces chiffres colossaux attestent d’un véritable phénomène de société : la musique est partout, elle est omniprésente. Ils ne doivent cependant pas cacher une réalité moins heureuse : cette consommation quasi-unanime de musique est synonyme d’expositions à des niveaux et durées de son qui peuvent créer des troubles auditifs irréversibles.
Du fait de leurs pratiques très importantes (baladeur, discothèque, concert, pratique instrumentale ...), les jeunes sont ainsi particulièrement exposés. Alors que faire ? Baisser le son ? Si tant est que cette solution présente le mérite de la simplicité, elle paraît clairement simpliste aux professionnels du spectacle vivant du fait de son inapplicabilité technique, artistique et culturelle :
- Parce que ce n’est pas tant le volume sonore que la dose de son qui constitue le véritable danger. C’est-à -dire le temps d’exposition à un volume donné. Si une personne dépasse régulièrement la dose de son tolérable par son organisme, il risque d’endommager son audition. Faire une pause permet de récupérer et ainsi de limiter considérablement le risque. (10 min toutes les 45 min ou 30 min toutes les 2 heures)
- Imposer un volume sonore particulièrement bas (90 décibels ou dB) n’est pas techniquement réalisable dans tous les lieux. En effet, certains instruments comme la batterie ou les cuivres peuvent dépasser les 100 dB sans aucune amplification.
- Mais surtout, nous ne devons pas oublier que nous sommes face à une réalité artistique, culturelle et sociale dont l’une des spécificités est le plaisir des sensations engendrés par un certain volume sonore. Le son est travaillé comme matière sonore et participe au discours artistique ou esthétique. La puissance sonore favorise également l’immersion dans la musique qui accapare l’appareil sensoriel en mobilisant l’ouïe, mais aussi le toucher, car on ressent le son par le corps.

Il semble donc de ce fait nettement plus pertinent de développer massivement des logiques de prévention afin de réduire significativement les risques de surdités encourus et subis par toute population.
Conscients de cette situation, les professionnels de la musique vivante se sont regroupés au sein de l’association AGI-SON afin d’informer les publics des risques auditifs liés à l’écoute des musiques amplifiées.

PRIORITE A LA PREVENTION

AGI-SON développent trois pôles d’actions qui apportent des solutions à ce problème de santé publique :

1) La sensibilisation des publics de concerts : Campagne nationale de prévention à destination des spectateurs de concerts et praticiens de la musique.

2) La mise en œuvre d’une véritable éducation au sonore centrée, au-delà des risques auditifs, sur la découverte des musiques actuelles et amplifiées : Projet Peace & Lobe à destination des publics scolaires.

3) La formation et la sensibilisation des professionnels : plan national de formation professionnelle.

L’écoute et la pratique des musiques amplifiées peuvent être considérées comme des activités à risques tout comme un grand nombre d’activités (l’escalade, les sports de combat, manifester, boire de l’alcool, conduire, etc.). Une action d’information sur les risques auditifs et les bons reflexes à adopter est donc essentielle et c’est à chacun, en fonction de ses pratiques, d’adapter son comportement afin de limiter les risques.

A PARTIR DU 1ER OCTOBRE 2007,
UNE CAMPAGNE DE PREVENTION DES RISQUES AUDITIFS EST LANCEE DANS TOUTE LA FRANCE

- Des dépliants et des affiches seront diffusés dans de nombreux lieux de concerts, locaux de répétition, écoles de musique, etc. Mais aussi dans les billetteries FNAC et dans toutes les agences et accueils de la Mutuelle des Etudiants. Et puisque chaque individu réagit différemment face au son, des bouchons d’oreille en mousse seront également mis à disposition des plus sensibles.
- Deux spots de prévention seront mis en ligne sur le site d’Agi-Son (www.agi-son.org) et seront librement consultables et téléchargeables. Ainsi tous les relais d’Agi-Son en France pourront les diffuser largement pour leurs actions de prévention et auprès de leurs propres relais régionaux.
Ils pourront, par exemple, être diffusés entre les changements de plateaux sur les concerts ou lors d’intervention dans les collèges ou lycées, etc.

La prévention et la formation « et non la répression à outrance - permettront de parvenir à une gestion des volumes sonores conciliant préservation de la santé publique, tranquillité du voisinage et maintien de la diversité musicale.

LES INTERVIEWS/TEMOIGNAGES

Nous vous invitons à rencontrer l’association Agi-Son ainsi que des acteurs de terrain sur plusieurs rendez-vous :

Le Samedi 13 octobre 2007, à 17h30
Rendez-vous sur l’Espace Média du Festi’Val-de-Marne
(lors de la journée de la Journée des Initiatives Musicales Indépendantes)
En présence de :
- Angélique Duchemin, coordinatrice de l’association Agi-Son
- Flavie Van Colen, coordinatrice du RIF (Réseau Ile de France)
- Jean-Marie Séné, chargé de mission gestion sonore et prévention des risques auditifs au sein du RIF.
- Julien Bassouls, directeur de Life Live

Le vendredi 19 octobre 2007, à 11h00
au Café de la Danse
En présence de :
- Loïc Barrouk, directeur du Café de la Danse
- Angélique Duchemin, coordinatrice de l’association Agi-Son
- Simon Codet-Boisse, président de l’association Agi-Son
- Paul Léger, chanteur des Fatals Picards
- Le groupe Les Blaireaux , qui seront en concert le soir même au Café de la Danse

Pour tous renseignements et rendez-vous, veuillez contacter
Angélique Duchemin au 01.42.65.73.13


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