C2C, Zaz, Phoenix et Stromae champions 2013 de l’export

Publié le mardi 28 janvier 2014

International

Lundi 27 janvier, le Bureau export de la musique présentait les chiffres de l’année 2013, lors de sa traditionnelle conférence de presse. L’occasion de récompenser C2C pour leurs succès à l’export.

C2C, Zaz, Phoenix et Stromae champions 2013 de l'export
C2C et Christine and the queens avec Sophie Mercier, directrice du Bureau export

La Bellevilloise accueillait lundi 27 janvier la conférence de début d’année du Bureau export de la musique. L’occasion de décerner aux quatre DJs de C2C (20Syl (Sylvain Richard), Greem (Guillaume Jaulen) d’Hocus Pocus, Atom (Thomas Le Vexier) et Pfel (Pierre Forestier) de Beat Torrent) le Prix Bureau Export 2014. Leur album Tetra (Universal Music France) est en effet certifié Or, et leur single Down the road, multi diffusé et multi synchronisé certifié Diamant à l’export.

Après la présentation des chiffres, la soirée s’est poursuivie avec un set de Christine and the queens (Because), qui a bénéficié cette année de l’aide au développement 1er album Europe et États-Unis.

Zaz, Stromae, David Guetta et les autres...

Les Nantais ne sont pas les seuls à s’être bien vendus hors de nos frontières, et 2013 a de nouveau été faite de succès pour les artistes made in France à l’international. Tout en haut du podium, on retrouve l’incontournable Zaz, dont le deuxième album Recto Verso (Sony Music France), sorti en mai 2013, est certifié Triple platine à l’export, avec près de 350 000 exemplaires écoulés. Viennent ensuite les versaillais de Phoenix. Le quatuor, qui faisait en2013 son grand retour, a certifié Double Platine à l’export leur album Bankrupt (Loyauté). Leur deux singles Entertainment et Trying to be cool sont certifiés Platine et Or.

Quant au phénomène Stromae, qui affole les compteurs en France (plus d’1 million d’exemplaires écoulés de Racine carrée - Universal Music France -), son album, sorti l’été dernier, est déjà certifié Platine à l’export. Mais il devrait être le grand champion de l’année 2014. En effet, la date de référence pour le comptage des ventes est établie à fin septembre. Quand on sait qu’à l’heure actuelle son album totalise déjà près de 300 000 ventes, et que les singles Papaoutai et Formidable sont déjà certifiés Diamant et Or, nul doute qu’il devrait aussi affoler les compteurs à l’export.

Parmi les autres succès français à l’international, on trouve Lou Doillon, Carla Bruni, Alex Hepburn ou encore Woodkid, Kavinsky, Major Lazer, encore Sexion d’assaut, Ballaké Sissoko, Christine Salem ou encore Ibrahim Maalouf. Comme une habitude depuis quelques années, David Guetta place également 6 singles dans les meilleures ventes à l’export.

L’action du Bureau export

Cette conférence de presse, introduite par la directrice Sophie Mercier et Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem et vice président du Bureau export, a aussi été l’occasion de présenter l’action de la structure, ainsi que ses données financières. Ainsi, le Bureau export, pour un budget total en 2013 de 3,1 millions d’euros, a versé 1,16 millions d’aides financières directes, et fourni pour 1,3 millions d’aides non financières (Salons, rendez-vous, speed meetings, invitations de professionnels étrangers...). 100 structures, sur les 280 membres que compte le Bureau export ont ainsi été aidées en 2013. Ces aides ont bénéficié à 144 artistes. De même, 3477 concerts d’artistes produits ou édités en France ont été aidés logistiquement, promotionnellement ou financièrement par les antennes du Bureau export à Berlin, Londres, New York, São Paulo et Tokyo.

Les chiffres 2012 de l’export

Pour l’année 2012, le chiffre d’affaires des producteurs phonographiques français à l’export s’est monté à 55 millions d’euros (45 déclarants), en légère baisse, poursuivant la tendance de ces dernières années (56,7 millions en 2010 pour 54 déclarants et 55,2 en 2011 pour 48 déclarants). 53% de ce chiffre d’affaires se fait sur les ventes physiques, et provient à 60% d’Europe. Les ventes physiques, comme sur le marché domestique continuent de baisser (70% en 2010, 65% en 2011). Quant aux revenus liés à la synchro, ils se montent pour 2012 à 3 millions d’euros, pour 14 déclarants.

Du côté des producteurs de spectacles, le chiffre d’affaires à l’export pour 2012 se monte à 27 millions d’euros, avec une répartition géographique à 70% localisée en Europe. Alors que le nombre de déclarants baisse (de 84 à 80), le chiffre d’affaires global poursuit sa progression (21 millions en 2011).

Pour compléter ce panorama de l’économie de l’export, la Sacem a perçu à l’export 82 millions d’euros de droits d’auteur, et les perceptions directes des éditeurs français sont estimées à 39 millions d’euros.

Mis à jour le 29 janvier 2014

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