Barenaked Ladies : 1 million de dollars de revenus... sans maison de disques ?

Publié le lundi 9 octobre 2006

Nouvelle économie

Dans un récent communiqué de presse, le groupe a annoncé avoir fait en une semaine presque un million de dollars de revenus. Seul. Enfin presque, si l’on compte l’aide de leur génial manager et de leurs 2 précédents albums.

Le groupe canadien Barenaked Ladies aurait-il réussi à proposer un nouveau modèle économique de l’industrie du disque ?
Managés par Terry Mc Bride [1], le groupe aurait sans maison de disques gagné 978.127 $ la première semaine de vente de leur album.

13e des charts aux EUA (36.811 albums vendus) et 7° au Canada (8008 albums)


Via Desperation Records, leur structure de production, et grâce à une politique innovatrice de mise en marché (initiée par leur manager), les Barenaked Ladies ont proposé leur album sur CD, Clé USB, en téléchargement, en version inédite... sans format de protection (DRM). Et surtout avec un modèle qui rapporte 5 dollars par vente, le groupe a également prouvé que le succès ne se mesurait pas qu’au nombre de ventes physiques, qui atteint tout de même 40 000 pièces.

Pourtant avec plus de 14 millions d’albums vendus à travers le monde, les Torontois montrent aussi que ce genre de réussite d’un nouveau modèle économique n’est possible que et uniquement que avec un public déjà important... Et par la même la valorisation du travail déjà préalablement fait par une équipe de l’industrie du disque autour du groupe.
A titre de comparaison, Domino records est la maison de disques des Arctic Monkeys qui a su initier le "buzz" par l’utilisation des réseaux sociaux pour ce groupe anglais.

Des artistes sans maisons de disques ?

On s’interrogera donc sur le discours ambiant qui pousse à dire que les artistes peuvent désormais se passer de maisons de disques et de structures de promotion... Même si Terry Mc Bride a déjà une petite phrase qui circule sur le net : "nous vendons de la musique, pas des disques".

Mais n’oublions pas que depuis des années sur des marchés de niches comme la musique traditionnelle ou le rock chrétien, des artistes vivent de leur art sans pour autant bénéficier de maisons de disques ou de promotion médiatique. Seulement en utilisant des réseaux.
Alors, doit-on voir là un modèle pour l’avenir ?

[1Terry McBride : directeur général et un des fondateurs du Nettwerk Music Group, qui comprend Nettwerk Productions (maison de disques indépendante), Nettwerk Management, Nettwerk One (édition musicale), Nettmedia (conception de sites Internet et de DVD) et Artwerks (graphisme et mode).


Nous suivre /asso.irma /IrmACTU