Babel Med Music, un succès !

Publié le vendredi 1er avril 2011

Salon

Partenaire de Babel Med Music depuis sa création à Marseille, l’Irma participait à sa septième édition, fort d’une délégation de quatre personnes. La librairie et les tables rondes ont été très fréquentées et appréciées, le public et les professionnels étant venus en nombre cette année.

L’Irma était présent pour cette édition 2011 du festival Babel Med avec Marie-José Sallaber, directrice adjointe, Sundy Tasker pour la librairie, Leslie Calcul, assistante du CIMT et François Bensignor, responsable du CIMT.

Durant les trois journées du salon, le stand librairie a connu une importante fréquentation. L’ Euro World Book a été l’ouvrage le plus demandé, une confirmation de l’intérêt des professionnels des musiques du monde pour ce livre qui leur est destiné. Dès l’ouverture du salon, ce premier guide-annuaire européen bénéficiait d’une présentation dynamique et conviviale grâce au concours de Patrick Labesse, journaliste au Monde.
Birgit Ellinghaus, coordinatrice de la partie du livre consacrée à l’Allemagne et auteur de plusieurs articles fort éclairants, affirmait l’intérêt exprimé dans son pays pour la constitution d’une base de données sur les musiques du monde, qui n’y existait pas avant l’initiative de l’Euro World Book. Elle rappelait par ailleurs sa volonté de donner une suite au projet de partenariat avec l’Irma, dans l’objectif de développer la dimension européenne de la base de données initiée avec l’Euro World Book.

La table ronde consacrée aux contrats à 360° a permis de faire le point sur les pratiques des producteurs accompagnant des artistes de musiques du monde. Il apparaît clairement que la dénomination “contrats à 360°” est très éloignée des conceptions et des façons de travailler des producteurs présents. Pour eux, c’est un slogan lancé par les majors, dans le but de drainer dans leur système l’ensemble des revenus générés par les artistes et d’en tirer profit. Pour les producteurs de musiques du monde, il est bien clair que le développement de leurs artistes passe avant tout par la scène. Le disque est un élément favorisant la vente de spectacles et permet d’apporter un complément de revenus aux artistes comme au producteur, mais aujourd’hui il ne permet ni à l’un, ni à l’autre de véritablement gagner de l’argent. Le concept de marketing de marque appliqué au développement d’artiste a été mis en avant par un intervenant. Une idée intéressante, qui pourrait sans doute être utilisée à l’avantage des artistes dans le cadre des discutions entre leurs représentants et les fournisseurs d’accès à Internet. En regard de cette notion de marque a également été réaffirmée l’importance de l’œuvre, résultat du travail de l’artiste, qu’il est toujours exclu de considérer comme une simple marchandise.

Organisée à l’occasion de l’événement 2011 Année des Outre-mer, la table ronde consacrée aux musiques des Outre-mer a permis d’évoquer la grande diversité des situations, des pratiques et des problématiques liées aux musiques du monde dans des territoires parfois extrêmement éloignés les uns des autres. Le compte rendu des prises de parole et des débats qui s’y sont déroulés seront très prochainement publiés sur le site du CIMT.

Photos : François Bensignor / Sundy Tasker

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