Artistes et financiers, un rendez-vous de l’A.M.I.

Rencontre

Dans le cadre du festival Mimi, l’A.M.I., centre de développement pour les musiques actuelles, organise trois jours de rencontres entre les acteurs du monde artistique, les banquiers et investisseurs, du 9 au 11 juillet à Marseille.

ARTISTES ET FINANCIERS, LA RENCONTRE…

RENCONTRES PROFESSIONNELLES ORGANISEES PAR L’A.M.I,
CENTRE DE DEVELOPPEMENT POUR LES MUSIQUES ACTUELLES,
LES 9, 10, 11 JUILLET 2008 A LA CITE DE LA MUSIQUE A MARSEILLE.

PRE-PROGRAMME

Le secteur culturel connaît une certaine fragilité économique, nourrie par la croissance des coûts et la quasi-absence de réserves de productivité. Certaines volontés d’entreprenariat se trouvent freinées dans leur développement suite à une double exclusion, celle de l’accès au prêt bancaire (ne disposant pas des garanties financières suffisantes) et celle de l’apport des investisseurs (due à la nature de leur projet).

Or, il est de plus en plus avéré que les initiatives culturelles génèrent du revenu, créent des emplois de qualité et catalysent innovation et créativité à l’échelle des territoires. Ces nouvelles grilles de lecture de l’activité culturelle nous semblent définir de nouvelles perspectives, d’autant que les dernières études de l’Union Européenne identifient le secteur culturel comme étant l’un des secteurs-phares de l’économie de demain.

Le 10 mai 2007, le Président de la Commission européenne a indiqué que "La culture et la créativité sont d’importants moteurs de développement personnel, de cohésion sociale et de croissance économique". En 2003, avec ses 5,8 millions de travailleurs, le secteur de la culture emploie davantage de personnes que la population active réunie de la Grèce et de l’Irlande, génère un chiffre d’affaires égal à 2,6% du PIB de l’Union et affiche un taux de croissance supérieur à la moyenne des autres secteurs de l’économie.

Il reste que la problématique artistique ne peut se contenter de réponses libérales, que ce secteur s’inscrit aussi dans une perspective de service public. Ceci implique un équilibre « public/privé » particulièrement sensible dans la sphère financière.

Modérateur des Rencontres : JEAN-PASCAL QUILES, DIRECTEUR ADJOINT DE L’OBSERVATOIRE DES POLITIQUES CULTURELLES // RESPONSABLE DU MASTER « DIRECTIONS DE PROJETS CULTURELS » DE L’IUP/UPMF DE GRENOBLE

Mercredi 9 Juillet 2008
Quels instruments financiers pour le développement d’initiatives culturelles ?
9h-17h

A l’échelon territorial, quels sont les atouts des entreprises culturelles dans le jeu économique et social ? Comment développer et valoriser les potentialités économiques des entreprises culturelles ? Comment renforcer les capacités d’expertise des opérateurs culturels dans l’ingénierie financière ? Peut-on réfléchir à une autre façon d’entreprendre et d’investir ?

1er débat : L’entreprise culturelle, une exception économique ?
AVEC GILLES CASTAGNAC, DIRECTEUR (IRMA « CENTRE D’INFORMATION ET DE RESSOURCES POUR LES MUSIQUES ACTUELLES) /// BRUNO ROCHEGUDE, DIRECTEUR ADJOINT (ESIA « ECONOMIE SOLIDAIRE ET INSERTION ACTIVE)

Présentation des porteurs de projet et de leurs problématiques : une quinzaine de porteurs de projets culturels locaux et internationaux présenteront leurs aspirations et difficultés au regard de la problématique financière.

2ème débat : Des instruments financiers adaptés au secteur culturel ?
AVEC MATHIEU DESEAUVE, DIRECTEUR (IFCIC « INSTITUT POUR LE FINANCEMENT DU CINEMA ET DES INDUSTRIES CULTURELLES) /// STEPHANE RIZZO, DIRECTEUR (CPEM « CENTRE DE PROMOTION DE L’EMPLOI PAR LA MICRO ENTREPRISE, PLATE-FORME D’INTIATIVE LOCALE)

3ème débat : Entreprendre autrement ? Investir autrement ?
AVEC LAURENT D’HAUTESERRE, DIRECTEUR (CRESS PACA « CHAMBRE REGIONALE DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE) /// JEAN IOZIA (CJDES « CENTRE DES JEUNES DIRIGEANTS ET DES ACTEURS DE L’ECONOMIE SOCIALE /// ASHOKA (ENTREPRENEURIAT SOCIAL ET INNOVATION A L’INTERNATIONAL)

Jeudi 10 juillet 2008
Les Finances Solidaires, un acteur du développement culturel ?
9h-17h

Les finances solidaires combinent la mobilisation de l’épargne locale ou solidaire, le soutien financier et l’accompagnement de la personne qui crée son activité. Elles se fondent sur un constat : la plupart des organismes financiers ne prêtent pas sans garantie.

L’importance d’avoir localement des instruments financiers spécifiques, des instruments qui s’adressent aux besoins du territoire, qui agissent en complémentarité avec toutes les instances concernées, est une évidence. La finance locale participative et volontaire, impliquant entre autres l’épargne citoyenne, pourrait contribuer à un développement territorial concerté.

Le développement des finances solidaires touche de nombreux secteurs de la vie sociale, mais celui de la culture et de la production artistique n’est pas encore suffisamment concerné.

Le matin
1er débat : Créer ensemble les outils financiers de la solidarité
Quels sont les grands principes des finances solidaires ?Quels en sont les enjeux ? Le secteur culturel a-t-il sa place auprès des acteurs des finances solidaires ?
AVEC GUILLAUME LEGAUT (SOUS RESERVE), FINANSOL (PORTAIL DE FINANCE ET SOLIDARITE) /// JACKY BLANC, PRESIDENT DU DIRECTOIRE (LA NEF « SOCIETE COOPERATIVE DE FINANCES SOLIDAIRES) /// CHRISTIAN TUBEUF, DIRECTEUR DE L’ASSOCIATION DPA « DYNAMIQUES PROFESSIONNELLES D’ARTISTES

2e débat : Les acteurs des finances solidaires
Ouverture vers les épargnants solidaires et les expériences innovantes en région Paca
AVEC GARRIGUE « SOCIETE DE CAPITAL RISQUE SOLIDAIRE /// CIGALES « CLUB D’INVESTISSEURS POUR UNE GESTION ALTERNATIVE ET LOCALE DE L’EPARGNE SOLIDAIRE DE MARSEILLE /// LE POLE DE L’EPARGNE ET DE LA FINANCE SOLIDAIRE EN REGION PACA
…ET DES OPERATEURS CULTURELS LOCAUX AYANT BENEFICIE DE FINANCEMENTS SOLIDAIRES : MARTINE ANGLES, DIRECTRICE ET CHARGEE DE DEVELOPPEMENT (ASSOCIATION TILT) /// LAURENT BOY, GERANT ADMINISTRATIF (COOPERATIVE CULTURELLE AKWABA)

L’après-midi
Salon des financements : l’idée de ce salon est de favoriser le tête-à -tête entre opérateurs de la finance et opérateurs culturels locaux et internationaux autour de stands de présentation.

SERONT PRESENTS : LES CIGALES, LES GARRIGUES, ESIA, LE CREDIT COOPERATIF, LE CPEM, LA FONDATION MACIF, LA FONDATION DE FRANCE, OIKOCREDIT, LA SIDI….

Vendredi 11 Juillet 2008
Perspectives financières à l’international
9h-17h

Introduction au contexte global de l’Economie Culturelle
FERDINAND RICHARD, DIRECTEUR (AMI, CENTRE DE DEVELOPPEMENT POUR LES MUSIQUES ACTUELLES)

1er débat : L’accès au financement bancaire dans les pays en développement
Dans les pays en développement, les entreprises citent souvent l’absence d’accès au financement comme étant l’un des obstacles majeurs à leur croissance : difficulté d’accès physique à une succursale bancaire, manque de garantie et de documents appropriés (pièce d’identité, certificat de résidence, bulletins de paie), solde de compte minimum trop élevé.
Il est admis depuis longtemps que des systèmes financiers efficaces sont indispensables au développement économique, par conséquent un meilleur accès aux finances pourrait encourager la création de nouvelles entreprises, la croissance et l’innovation.
AVEC PHILIPPE REBOUL (SOUS RESERVE), OIKOCREDIT - SOCIETE COOPERATIVE D’APPUI A PROJETS DANS LES PAYS DU SUD /// JEAN JAMET (SOUS RESERVE), LA SIDI « SOLIDARITE INTERNATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT ET L’INVESTISSEMENT /// TONI SFEIR (LABEL INCOGNITO - LIBAN)

2e débat : Comment aborder la recherche de partenariats privés dans la perspective d’une stratégie globale ?
Comprendre les motivations des entreprises et l’importance du lien au territoire. Travailler sur la convergence des valeurs pour produire des partenariats constructifs, innovants, solidaires et durables.
AVEC BENEDICTE CHEVALLIER, MECENES DU SUD (CLUB D’ENTREPRISES DE MARSEILLE) /// FRANà ?OIS XAVIER TRAMOND CONSULTANT EN MECENAT CULTUREL, ENSEIGNANT A SCIENCES PO PARIS

3e débat : La contribution de la diaspora au développement économique du secteur culturel.
AVEC FRANCISCO D’ALMEIDA, DIRECTEUR (CULTURE ET DEVELOPPEMENT) /// AHAMADA SAID, PRESIDENT DE LA CHAMBRE DE COMMERCE FRANCO-COMORIENNE.

Modalités pratiques
Le nombre de places est limité
Inscription auprès de Claire à stagiaire@amicentre.biz ou au 04 95 04 95 50

Adhésion à l’A.M.I : 10 €

Présence indispensable sur les 3 jours des rencontres professionnelles
Fin des inscriptions vendredi 27 juin 2008 à 18h00

Pour vous rendre aux Rencontres :
Cité de la Musique
4, rue Bernard du Bois 13001 Marseille
Métro : Ligne 1, station Colbert ou Ligne 2, station Jules Guesde

Plus d’infos

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