Arrêté d’interdiction des rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu clos

Spectacle

Annoncée le 1er mars, cette interdiction vaut jusqu’au 31 mai 2020, comme le stipule l’arrêté du 4 mars. De nombreux spectacles sont menacés.

Les constats dressés par le ministères de Solidarités et de la Santé sont les suivants :
- les rassemblements publics favorisent la transmission rapide du virus ;
- il résulte des données médicales disponibles que ce risque apparaît significativement plus élevé lors de rassemblements mettant simultanément en présence plus de 5 000 personnes en milieu clos ;
- l’évolution de la situation sanitaire rend nécessaire l’application immédiate et systématique d’une interdiction de ces rassemblements sur l’ensemble du territoire ;
- les représentants de l’Etat dans le département doivent en outre pouvoir directement interdire ou restreindre, y compris par des mesures individuelles, les autres rassemblements lorsque les circonstances locales l’exigent.

Arrêté du 4 mars 2020 portant diverses mesures relatives à la lutte contre la propagation du virus covid-19
  • Tout rassemblement mettant en présence de manière simultanée plus de 5 000 personnes en milieu clos est interdit sur le territoire national jusqu’au 31 mai 2020.
  • Le représentant de l’Etat dans le département est habilité à interdire ou à restreindre, y compris par des mesures individuelles, les autres rassemblements lorsque les circonstances locales l’exigent.

Le syndicat de producteurs Prodiss, qui demandait en début de semaine au gouvernement de "faire connaître urgemment le texte officiel donnant le cadre de la mise en œuvre de cette décision d’annulation", a déjà annoncé que "des milliers de spectacles se retrouvaient menacés en France" (communiqué du Prodiss).

Le SNES, autre syndicat de producteurs, demande également plus de précisions : "Les consignes ne sont pas suffisamment claires en ce qui concerne le nombre de 5000 : est-ce la jauge ? le nombre de spectateurs ?" se questionne Philippe Chapelon, délégué général du SNES.

Plusieurs plateformes de billetterie ou professionnels de l’événementiel (Weezevent, Lévénement, Unimev) ont également alerté les pouvoirs publics et réclament des mesures économiques d’accompagnement des entreprises du secteur.

Par ailleurs, le ministère de la Culture a chargé le Centre national de la musique de répertorier les annulations et de quantifier la baisse du nombre de réservations.


Corona virus (covid-19) et musique , Politique publique , Santé , Sécurité - Sûreté , Spectacle


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