Adami et Spedidam saluent l’absence d’Aurélie Filippetti à l’inauguration de l’Institut culturel Google

Publié le mercredi 11 décembre 2013

Politique culturelle

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti a décidé de ne pas se rendre mardi 10 décembre à l’inauguration de l’Institut culturel Google, invoquant quatre points de désaccord avec le géant du net : équité fiscale, protection des données personnelles, protection de la diversité culturelle et droits d’auteurs. Une décision saluée dans deux communiqués, par l’Adami et la Spedidam.

L’Adami (Administration des droits des artistes et musiciens interprètes) et la Spedidam (Société de perception et de distribution des droits des artistes-interprètes) ont salué, dans deux communiqués respectifs, la décision de la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti, de ne pas se rendre à l’inauguration de l’Institut culturel Google. Celui-ci avait lieu mardi 10 décembre, et était l’occasion pour le géant du net, de soigner ses relations avec les acteurs culturels hexagonaux, pour éviter les conflits passés. On se souvient notamment du bras de fer avec les éditeurs à propos du programme de numérisation Google Books, ou du conflit avec les éditeurs de presse...

Pour justifier son absence, la ministre a cité quatre points de désaccord : « la question de l’équité fiscale, celle de la protection des données personnelles, celle de la protection de la diversité culturelle et enfin le dossier des droits d’auteurs ».

L’Adami a ainsi réagi a cette prise de position d’Aurélie Filippetti, en saluant « une décision juste », tout en rappelant que « si le secteur privé a bien évidemment toute sa place dans l’énergie culturelle d’un pays, rien ne justifie que l’État déroule le tapis rouge à une entreprise qui pose un certain nombre de questions ». De son côté, la Spedidam salue « la décision courageuse de la Ministre de la Culture et de la Communication, qui met l’accent sur le partage inéquitable des richesses générées par l’économie numérique », « alors que les plateformes de streaming versent des montants dérisoires, voire inexistants aux artistes ».


Lire le communiqué de l’Adami

Lire le communiqué de la Spedidam



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