2 nouveautés au catalogue iRMA

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Editeur mais également distributeur, l’iRMA vient d’intégrer deux nouveautés à s

Ces deux ouvrages sont en vente sur notre boutique en ligne...

"Bruyante techno - réflexion sur le son de la free party "

a été écrit par Emmanuel Grynszpan, musicologue, de l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Membre de Technoplus, il est également auteur de " La musique industrielle, esthétique de la cruauté et ambiguïté idéologique ".La free party, projet de rave gratuite, apparaît historiquement comme une conséquence de la difficulté d’organiser une fête basée sur la musique techno. Tandis que la majeur partie du mouvement techno est animée par un désir de s’insérer dans la société, la free party témoigne au contraire d’une résistance à la socialisation amorcée par les raves payantes.Essaimant dans toute l’Europe, la free party techno donne à vivre une fête fonctionnant sur des principes nettement distincts de ceux établis par la culture dominante. A côté voire contre la société, suivant le degré de répression dont elle fait l’objet.L’intensité et la rugosité du son des free parties, l’étrangeté de la musique au regard de la production dominante ainsi que l’agressivité délibérée du message non verbal placent le bruit en position de concept clef pour saisir la signification du phénomène. La techno cumule toutes les dimensions du bruit, comme une provocation ultime au postulat conventionnel de la musique. Au-delà , la techno irrité les oreille de notre société pour des raisons qui excèdent largement le cadre musical. Mais puisque la musique accompagne et est à la source de cette controverse, cela révèle l’existence d’un lien significatif entre le matériau musical et le phénomène social.Dans ce contexte de contre-culture radicale, la techno jouée dans les free parties mêle étroitement bruit et machine. Entre détournement et reproduction, l’instrumentation électronique est manipulée intuitivement pour produire un bruit qui se veut à la fois provocation et invention.

"Les nouveaux courants musicaux : simples produits des industries culturelles ?"

a été écrit par Gérôme Guibert, sociologue et chargé de cours à l’Université de Nantes. Il effectue actuellement une étude sur les dépenses des musiciens commanditée par le Pôle régional des musiques actuelles des Pays de la Loire (Trempolino). Jusqu’à quel point l’emprise de l’économie agit-elle sur la création et la médiation des nouveaux courants musicaux ? Dans nos sociétés à économie de marché, cinq multinationales sont en effet responsables de plus de 80% de la production totale de disques et contrôlent la quasi totalité de la distribution et la promotion musicale.Pourtant, face à une situation qu’on pourrait juger de façon pessimiste pour l’art, l’auteur nous montre que les courants musicaux issus du rock’n’roll et de diverses expressions musicales populaires ne sont pas de purs produits de stratégies marketing. Aussi, en analysant les valeurs liées à la philosophie de quatre de ces courants (rap, pop, techno, hard-rock), il nous permet de comprendre leurs différentes réactions face aux contraintes économiques. On constate alors l’importance du contexte historique de l’émergence d’un courant et son milieu social d’origine pour expliquer sa place au sein de la société. Les nouveaux courants musicaux sont-ils générateurs d’oeuvres d’art ? A partir de ces résultats, l’auteur pose ce problème en rappelant le poids de la société et des institutions dans la définition de l’artistique.

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Mis à jour le 17 mai 1999

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