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Accueil du site > Documentation > Focus > Eric Boistard

Article mis à jour le vendredi 10 septembre 2010
Article créé le lundi 3 juillet 2006

 
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Interview

Eric Boistard

Eric Boistard est directeur de L’Olympic, secrétaire national adjoint du SMA et président de la Fédurok

Irmactu : Quelles interprétations faites-vous des chiffres publiés par le CNV ? Quels sont, selon vous, les principaux enseignements à en retenir ?

Eric Boistard : Nous voyons que la matière statistique existe et qu’il est possible de la traiter. Il en ressort que ce secteur forme un tout et que ces différentes composantes sont essentielles à son développement.
Nous militons depuis plusieurs années pour une synergie de réflexion et d’action entre professionnels entrepreneurs et associatifs, collectivités, Etat. Cette première restitution nous conforte dans notre approche.

I : Pourquoi le spectacle vivant a-t-il besoin de chiffres ? De quels chiffres sur les spectacles de « variétés » a-t-on plus particulièrement besoin ?

EB : Tout secteur d’activité a besoin de lisibilité et de points de repère chiffrés. Jusqu’à présent, la partie spectacle vivant des musiques actuelles restait en marge de toute considération sociale et économique, comme une annexe marginale de l’industrie du disque et des médias ou une verrue de la culture légitime. Or le secteur des musiques actuelles a plusieurs entrées que nous ne considérons pas comme antinomiques : l’artistique, le culturel, l’économique, le sociétal…
Le challenge est d’arriver à croiser ces entrées. Il faut donc travailler plus avant l’observation, la veille et la ressource. Pour cela, il nous faut avancer collectivement dans un travail de lisibilité, certes en masse et moyenne sur ce qui est généré par le secteur dans son ensemble comme c’est le cas sur ce premier affichage du CNV, mais aussi avec une lecture plus fine de qui génère quoi, comment il le génère, dans quels objectifs, avec quels moyens et pour quel résultat.
Ceci permettra de définir des enjeux généraux et de circonscrire l’intérêt général du secteur et du développement artistique et culturel de notre pays.

I : Il existe différentes données chiffrées sur ces questions, tant sur la musique que sur le spectacle vivant en général. Peut-on (doit-on ?) les harmoniser et dans quels buts ?

EB : Il est important de mettre en cohérence les différents travaux de production de statistiques et d’analyses. Avec le CSMA, nous avons l’espace adapté pour cette mise en cohérence. A la Fédurok, nous sommes convaincus, que les porteurs d’initiatives doivent être aussi les premiers bénéficiaires de traitement statistiques et d’analyses. Il nous paraît indispensable que mouliner des données chiffrées doit être utile dans leur quotidien d’entreprise. N’oublions pas que ces entreprises de spectacles, lucratives ou non, sont majoritairement des TPE et qu’elles font fassent à des contraintes et un environnement de plus en plus complexes. Nous ne pensons pas qu’une harmonisation avec d’autres secteurs culturels et un formatage statistique général soient une priorité. Ce secteur a des caractéristiques propres et doit être considéré comme tel. Il est essentiel pour la culture de notre pays et attend des politiques adaptées et volontaristes. Ceci n’est pas le cas aujourd’hui, comme le montre le rapport récent du ministère de la Culture sur "le soutien de l’Etat aux musiques dites actuelles".

Propos recueillis par Gilles Castagnac

Eric Boistard est directeur de l’Olympic à Nantes, mais aussi secrétaire national adjoint du SMA (Syndicat des petites et moyennes structures non lucratives de musiques actuelles) et président de la Fédurok

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