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Publié le mardi 3 janvier 2006
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La licence globale est-elle un "missile contre le droit d’auteur" ?
Dans un communiqué du 22 décembre, le SNAC, l’UNAC, la CSDEM et la CEMF font part de leur inquiétude à la suite de l’adoption des amendements visant à instaurer une exception au droit d’autoriser des auteurs, et à légaliser le téléchargement des Å“uvres en contrepartie du simple paiement d’une rémunération forfaitaire.
La licence globale : un missile contre le droit d’auteur
"Les auteurs, compositeurs et les éditeurs de musique font part de leur profonde inquiétude à la suite de l’adoption la nuit dernière, par 30 voix contre 28, des amendements Suguenot (UMP) et Mathus (PS) visant à instaurer une exception au droit d’autoriser des auteurs et à légaliser le téléchargement des Å“uvres en contrepartie du simple paiement d’une rémunération forfaitaire.
C’est la mise en place d’un système de « licence globale », censé assurer aux ayants droit une juste rémunération par prélèvement d’un montant forfaitaire sur l’abonnement payé par l’internaute à son Fournisseur d’accès. En réalité, ce système est une forme détournée d’autoriser légalement l’appropriation par les internautes quasi gratuitement du travail de création.
Le SNAC, l’UNAC , la CSDEM et la CEMF rappellent leur totale opposition à cette mesure, juridiquement contraire à tous les engagements internationaux de la France, qui priverait les créateurs de la juste rémunération à leur revenir sur la consommation de leurs Å“uvres, de toute possibilité de contrôle de la circulation de celles-ci sur Internet, et ne permettrait pas à ceux qui investissent dans la création de le faire dans des conditions économiques satisfaisantes.
La licence globale ne peut qu’appauvrir le patrimoine artistique et, à terme, tarir la source même de la création :
Comment rémunérer équitablement l’ensemble des ayants droit des millions d’Å“uvres, tant musicales que cinématographiques, audiovisuelles etc…, qui circulent chaque jour sur les réseaux P2P, par le biais d’un prélèvement forfaitaire payé par les internautes ? Il ne pourra s’agir que d’une rémunération de substitution dérisoire et insuffisante pour permettre la juste rémunération de la création.
Comment les sommes perçues auprès des fournisseurs d’accès pourraient-elles être réparties avec équité entre les différents ayants droit, alors qu’aucun moyen ne permettra de savoir quelles Å“uvres ont été échangées entre les internautes ?
Comment faire le tri entre les internautes ayant opté pour le versement d’une rémunération aux ayants droit, et les autres qui continueraient de télécharger en toute illégalité ? Ce système nécessiterait une surveillance de tous les instants difficilement compatible avec les libertés individuelles.
Les auteurs, compositeurs et éditeurs de musique en appellent à la responsabilité de l’ensemble des parlementaires dans ce débat qui met en péril l’avenir même de la propriété intellectuelle."
Contact CSDEM -CEMF
Aurélie Jimenez Tel : 01 48 74 09 29 / Fax : 01 42 81 19 87 - ajimenez@csdem.org
Contact SNAC -UNAC :
Emmanuel de Rengervé Tel : 01 48 74 96 30/ Fax : 01 42 81 40 21 - snac.fr@wanadoo.fr
Paris, le 22 décembre 2005
Plus d’information : lire l’article "Coup de théâtre à l’Assemblée : le P2P serait légalisé"
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Le développement des techniques numériques bouleverse la filière musicale. Cette révolution impacte la production, la distribution, la création, la promotion… Gratuité, réseaux sociaux, crise du disque, on en a beaucoup parlé, mais comment réagissent les artistes ? Comment cela a-t-il changé leur métier ?
Au-delà des prises de position individuelles, l’étude Les Musiciens dans la révolution numérique montre qu’ils manifestent une véritable inquiétude tout en étant les premiers à s’emparer de ces techniques et des nouveaux modes de création et de diffusion. Cette analyse va jusqu’à distinguer cinq grandes familles organisées autour de la manière dont les musiciens s’insèrent, ou pas, dans cette nouvelle ère.
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