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Publié le mardi 29 juin 2010
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Pierre Cohen, maire de Toulouse, a présenté sa politique pour les musiques actuelles dans la ville. Il est notamment question d’ouvrir une salle de 500 places et de doubler le budget dédié au musiques actuelles.
Lors d’une conférence de presse le 17 juin dernier, le maire de Toulouse a annoncé la construction d’un nouvel équipement dédié aux musiques actuelles d’ici 2013, dans le quartier de Borderouge. Il comportera une salle de concerts de 500 places et des locaux de répétition, et sera doté d’un budget de 6 millions d’euros. Pierre Cohen a précisé qu’il s’agissait de répondre à une jauge qui manque cruellement dans l’agglomération toulousaine, de 500 places, en complément des lieux existants (Le Bikini, le Phare…) Ce nouveau lieu s’inscrit dans un dispositif plus large dédié au secteur des musiques actuelles, dont la mise en place a été analysée et détaillée dans une étude préalable.
Le 28 juin dernier, une rencontre a été organisée avec les différents acteurs et la ville pour restituer l’étude et présenter la politique envisagée. Parmi les axes forts de cette politique, on relèvera :
le doublement du budget alloué aux musiques actuelles,
le soutien des artistes locaux grâce aux "Pauses Musicales" et au dispositif "Toulouse in Bikini" (ouverture de la salle Le Bikini à des associations accompagnant des artistes en développement)
l’adhésion de la ville à la plate-forme des cafés cultures
la construction de parcours d’enseignement supérieur favorisant la professionnalisation des artistes
la création de locaux de répétition dans trois autres quartiers dès 2011
un programme de réhabilitation de certaines salles des centres culturels municipaux pour recevoir des concerts de musiques amplifiées.
Ce projet s’accompagne d’un ensemble de services s’inscrivant dans un contexte de structuration en terme de développement économique et d’emploi pour la filière musicale sur la ville et le Grand Toulouse.
La politique à mener est envisagée dans une logique de concertation et de partenariat avec les acteurs existants (associations de quartier, lieux ressources, accompagnateurs d’artistes…) pour travailler sur le mode de gouvernance, l’économie de la filière musicale et la structuration du territoire.
Avant Mardi, déjà porteur duprojet de pépinière musiques actuelles, sera notamment sollicité en tant que centre de ressources régional pour un appui technique.
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.