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Publié le jeudi 26 novembre 2009
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Le ministère de la Culture travaille en ce moment à un projet de réforme de l’enseignement supérieur (musique, danse, théâtre, cirque) que le collectif Artefact conteste sur ses méthodes et sur ses objectifs. Un appel à signature est lancé par le collectif auprès des acteurs culturels.
Cette architecture implique, comme dans la réforme des universités, la disparition des centres de formations à l’enseignement artistique, sans qu’il y ait de contrepartie possible comme l’autonomie des établissements ou la création d’un mastère dédié à ces questions. Pourtant, l’enseignement représente aujourd’hui le premier bassin d’emploi des musiciens. La tendance générale des pratiques musicales montre qu’il est absolument nécessaire aujourd’hui d’inscrire les logiques de médiations dans l’acte artistique lui-même. C’est cet élément essentiel qui n’est pas non plus pris en compte dans la réforme.
Le montage institutionnel envisagé implique une priorité absolue de la formation d’artistes interprètes, tournée exclusivement vers la musique patrimoniale, sans prendre en compte l’importance dans les pratiques artistiques d’aujourd’hui de la grande diversité d’approches créatives dans les manières de produire créer, diffuser, penser la musique d’aujourd’hui (aussi bien la musique contemporaine, les musiques actuelles amplifiées, le jazz, les musiques traditionnelles). Tout cela dans une parfaite ignorance des influences croisées qui sont maintenant souvent le propre des musiciens, démarche née pour la plupart d’entre eux du fait de leur mitoyenneté avec les demandes très diverses engendrées par la pluralité culturelle de notre société. La structuration strictement modulaire retenue rendra très difficile, sans doute impossible, toute initiative transdisciplinaire.
Les signataires de la lettre ouverte demandent un moratoire d’urgence sur ce projet de réforme, une évaluation sérieuse, d’une part des actions menées depuis trente ans, d’autre part des établissements existants, dont les Cefedem, ainsi que le développement rapide de recherches sur ces thèmes, et enfin la tenue d’Assises publiques nationales pour définir le futur des métiers artistiques et les contours d’un enseignement supérieur spécifique aux pratiques artistiques.
Lire et signer la lettre ouverte au Ministre de la Culture et de la Communication
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.