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Publié le jeudi 7 septembre 2006
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Déjà leader mondial sur le marché de la production/distribution de disques, la filiale du groupe français Vivendi vient de débourser 1,63 milliard d’euros pour s’attacher le catalogue de BMG Publishing, et devenir ainsi le numéro un mondial de l’édition musicale.
Avec cette opération, et sous réserve qu’elle soit validée par les autorités de concurrence concernées, Universal Music détiendra 25 % du marché de l’édition musicale devant Emi (17 %) et Warner Chappell (16 %).
Autrement dit, comme pour la production discographique, la concentration du marché sera accrue…
Les deux firmes se félicitent de cette opération.
Bertelsmann, le groupe allemand auquel appartenait BMG Publishing jusque là , va ainsi trouver la manne financière lui permettant de rembourser les prêts effectués pour le rachat de 25 % de son propre capital au Groupe Bruxelles Lambert.
De son côté, Vivendi, grâce à son offre élevée, se réjouit de cette "acquisition historique" lui permettant d’acquérir les droits d’un large catalogue allant de la variété internationale et française aux musiques classiques et sacrées (très fréquemment utilisés dans les bandes son de films notamment).
Si ce rachat satisfait autant Universal Music, c’est que l’édition musicale est une activité rentable et assez stable, du moins en comparaison avec la vente de disques. Cela consiste à gérer les droits des auteurs et compositeurs pour l’utilisation de leurs oeuvres, quel qu’en soit le support de diffusion (plus d’infos sur ce métier). Universal devrait ainsi générer de nouvelles sources de revenu régulières et peu risquées.
Cependant, pour être valide, l’opération devra recevoir la validation des autorités de concurrence. Car cet été, la fusion de Sony et de BMG à été annulée par la Cour européenne de justice ! Depuis, le rapprochement envisagé entre Emi et Warner est à nouveau au point mort…
En 2009, la journaliste de Télérama Véronique Brocard suscitait nombre de réactions, en se demandant si les radios musicales avaient encore un avenir. "Supplantées par Internet, confrontées au vieillissement de leurs auditeurs et à la baisse de leur audience", leur déclin semble inéluctable, affirmait-elle. Média de prescription et de découverte musicale historique, le passage à l’an 2000 a réinterrogé le rôle central de la radio. Depuis 20 ans, alors que tous les médias traditionnels ont connu des mutations profondes, la radio semble ne pas avoir évolué aussi vite, et être encore à la traîne de la révolution numérique.
Le salon Le Radio, qui s’est déroulé à Paris du 5 au 7 février 2012, a fourni son lot de débats et d’échanges sur l’avenir de la radio musicale, et de la radio en général. Les réflexions et initiatives autour de ce média sont nombreuses et riches. Entre innovations technologiques, injonction à intégrer toujours plus d’interactivité, adaptation des méthodes traditionnelles de programmation musicale… à quoi ressemblerait la radio musicale de demain ?
En partenariat avec le salon Le Radio, Les centres infos spécialisés de l’Irma ont remis les Irmawards, récompensant les émissions de radio qui, sur l’année 2011, ont le plus fait pour la promotion du hip hop, du jazz et des musiques du monde. Et les lauréats sont :
Catégorie musiques du monde, Bintou Simporé pour "Néo Géo" ;
Catégorie jazz, Arnaud Merlin
pour son émission "Le Matin des musiciens jazz" ;
Catégorie hip hop, La Caution aka Hi-Tekk et Nikkfurie pour "Les Cautionneurs".
Rencontres avec ceux qui font la radio musicale.